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[Chronique] Nestor Burma (3), Les Belles de Grenelle – Michel Quint

[Chronique] Nestor Burma (3), Les Belles de Grenelle – Michel Quint

Bonjour, ou bonsoir !

Aujourd’hui je reviens avec la chronique d’un roman que les éditons French Pulp ont eu la gentillesse de m’envoyer. Je les remercie de m’avoir fait confiance à nouveau. Il s’agit du troisième volet des Nouvelles enquêtes de Nestor Burma, Les Belles de Grenelle de Michel Quint.

Résumé :

Si Nestor est empreint de poésie et de nostalgie, c’est simplement parce que l’on vient d’assassiner Brigitte Merlier. Brigitte, le premier, le grand amour du détective de choc. La tuer était la meilleure des solutions pour rendre Burma plus têtu que jamais, parce que l’hommage qu’il veut rendre à sa douce, c’est trouver son meurtrier, et surtout pourquoi… Une enquête dans un passé aux relents de soufre…

Mon avis :

Tout d’abord il faut savoir que je n’avais pas lu les deux premiers tomes, et que cela ne m’a pas dérangé une seule seconde dans ma lecture de celui-ci. En effet, chaque ouvrage est écrit par un auteur différent, qui vient apporter sa pierre à l’édifice des très célèbres enquêtes du détective Nestor Burma. Vous pouvez donc sans crainte commencer par le tome qui vous fera le plus envie !

J’avoue qu’ayant regardé la série avec ma maman lorsque j’étais petite, j’avais très très envie de découvrir et lire ces nouvelles aventures ! La couverture est déjà très tentante, moderne, colorée et épurée, j’ai tout de suite craqué.

Cependant je dois dire que malgré mon entrain, j’ai eu du mal à m’ancrer dans l’histoire et il m’a tout de même fallu une bonne quarantaine de pages avant de m’y sentir chez moi. Ce n’est pas une lecture si légère que ça, au contraire ! Il faut de la patience et de la concentration. Mais lorsqu’on se l’approprie enfin, ce n’est que plaisir car le texte est empli de poésie, et de la nostalgie du héros, qui a perdu son premier grand amour.

L’écriture est très belle et très plaisante. Nestor Burma est un personnage que j’ai trouvé très attachant et j’ai apprécié suivre l’enquête à ses côtés.

J’ai également beaucoup apprécié les référence cinématographiques, et musicales, qui ne me disaient rien, mais que je prenais plaisir à chercher sur internet afin de me mettre toujours un petit peu plus dans le bain.

En bref, c’est un roman, que j’ai apprécié, histoire, personnages, ambiance… Je ne vais pas tarder à me procurer les deux premiers tomes, afin de découvrir avec plaisir le personnage sous d’autres plumes !

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un polar envoyé par les éditions French Pulp que je remercie infiniment pour leur gentillesse et leur confiance ! Je vous parle donc aujourd’hui de L’amour et la folie, le premier tome des enquêtes de Jean de la Fontaine, écrit par Philippe Collas.

Résumé :

Tout le monde croit connaître Jean de la Fontaine, mais sait-on que le poète avait l’étoffe d’un formidable détective ? Que sa charge de maître des eaux et forêts l’amena à démêler les plus délicates enquêtes policières sur les seigneuries de l’Aisne, où il exerçait ? Que ce fut là qu’il trouva la matière même de ses fables ?

Dans sa chambre verrouillée à double tour, on retrouve le corps sans vie du marquis de Sorel. Sur les lieux, nulle trace de lutte, nulle arme ; sur le corps, aucune blessure apparente… Défaisant un à un les fils d’une toile invisible, Jean de la Fontaine va remonter la piste du prédateur secrètement tapi dans l’ombre du château de Sorel…

Mon avis :

C’est une histoire qui a d’abord été publiée en 2004 sous le titre Le château et l’araignée. Je dois avouer que je suis très loin d’être une adepte des grands classiques de la littérature Française, et que la plume « à l’ancienne » de l’auteur ne m’a pas du tout aidée à me plonger dans ce roman, dont j’attendais pourtant beaucoup de choses. J’ai malgré tout persévéré et ai suivi l’enquête de notre cher Jean de la Fontaine avec beaucoup de curiosité.

Bien entendu, qui n’a jamais lu des fables de la Fontaine ? Nous avons tous un certain attachement pour le poète qui a bercé notre enfance, notre scolarité, qui nous a parfois donné goût à la poésie, à la récitation. Qui n’a pas en tête au moins une de ses fables les plus fameuses ? C’est cette grande nostalgie qui m’a poussée à la lecture de ce roman. J’ai trouvé l’idée très amusante, et très originale, de faire d’un auteur de grands classiques un détective en herbe. En herbe, certes, mais à l’observation pourtant bien entrainée.

C’est avec plaisir que nous le suivons, et que nous nous faisons spectateurs de son enquête, de ses observations de ses questionnements et « interrogatoires ». L’enquête est elle-même très bien menée et le suspens quant au coupable reste présent, tout en partageant sa place avec l’humour et les scènes de conflits au sein du château.

Les dialogues sont également extrêmement bien écrits et plaisants à lire, les protagonistes sont tous bien pensés et bien amenés, l’écriture est un vrai délice.

Malgré tout le bien que je pense de ce roman je pense que je ne l’ai pas encore apprécié à sa juste valeur, il n’est pas tombé au bon moment, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Maintenant que je sais à quoi m’en tenir, je suis persuadée que je prendrai beaucoup plus de plaisir à en lire la suite, lorsqu’elle sortira aux éditions French Pulp !

En tout cas, c’est un polar que je vous conseille très très fortement !

 

[Chronique] Il était une fois la fée Chabada – Lucie Brasseur

[Chronique] Il était une fois la fée Chabada – Lucie Brasseur

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui je vous présente un roman qui sort de l’ordinaire : « Il était une fois la fée Chabada », écrit par Lucie Brasseur, que je remercie, ainsi que les éditions Yakabooks, de m’avoir permis de recevoir ce service presse !

Yakabooks, je vous en ai déjà parlé dans une autre chronique, c’est une maison d’édition qui rend possible l’achat d’un livre aux personnes qui n’en ont pas forcément les moyens, en les vendant au prix de 2€, ce que je trouve admirable.

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par la Police. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtres, elle clame son innocence. Entre rêves et stratégie de protection, elle se met à écrire le conte des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie. La fiction la sauvera-t-elle de la réalité ?

Mon avis :

Ce roman est un savant mélange de beaucoup de choses : milieu carcéral, conte pour enfants, polar, relations épistolaires, qui le rendent très vivant, et peu propice à l’ennui.

On y découvre le personnage de Maryline, aux multiples facettes. Sa situation de prostituée ne lui convient pas, et elle se réfugie dans son imagination dès que possible, tout comme lorsqu’elle est incarcérée. On comprend bien que c’est l’écriture qui la sauve, qui lui permet de garder le sourire pendant cette épreuve. Toutes ces choses font de cette femme un personnage attachant, dont on a très envie de connaître le destin.

J’ai apprécié le style de l’autrice, tout autant que le mélange de genres. J’ai trouvé le roman très poétique, très bien construit. J’ai apprécié découvrir un peu plus le personnage de Maryline à chaque rendez-vous chez le psy. J’aime les personnages qui ont été développés au fil de l’histoire. J’ai également été très satisfaite par la fin du roman.

Le seul petit bémol pour moi est peut-être la partie du conte qui prend beaucoup de place par rapport à l’histoire de Maryline.

Bref, j’ai pris un grand plaisir à lire ce roman très original et je vous le recommande sans hésiter !

[Chronique] Arrêtez-moi là – Annabelle Léna et Philippe Paternolli

[Chronique] Arrêtez-moi là – Annabelle Léna et Philippe Paternolli

Bonjour !

Ca y est, j’ai épuisé mon stock de services presse avec ce dernier ouvrage ! Aujourd’hui, je vous présente « Arrêtez-moi là », co-écrit par Annabelle Léna et Philippe Paternolli. Il a été publié par les Editions du Caïman, que je remercie à nouveau infiniment pour les deux livres qu’ils m’ont envoyés. C’est une maison d’édition que je ne connaissais pas avant cela, et que je commence à affectionner tout particulièrement !

Résumé :

Informaticien de génie, Gilles Redon se rend à Paris signer avec un géant de la Silicon Valley le contrat de se vie.
Alors que son TGV entre en gare, un voleur l’agresse et le détrousse de son précieux projet.
La vie de Gilles bascule. Le choc. Il se réfugie sur le massif de la montagne Sainte-Victoire. L’enquête sur sa disparition dévoile que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. L’agression ne semble pas fortuite. Gilles n’est pas non plus une victime innocente…

Mon avis :

Alors je tiens à dire que c’est un excellent roman. Très bien écrit, par ces deux auteurs dont les styles se marient parfaitement. C’était un drôle de mélange entre quelque chose de très poétique et quelque chose de familier, à la limite du vulgaire.

On suit un protagoniste qui n’est pas vraiment un héros, qui passe la totalité du roman à fuir. D’ailleurs j’ai aimé le fait que le schéma sorte de l’ordinaire, et que l’on ne suive ni un flic, ni un criminel. Juste un type pas vraiment aimable pour qui on ne peut pas vraiment avoir pitié à qui il arrive un truc un peu hors du commun, et qui réagit de manière totalement irréfléchie.

Encore une fois aux éditions du Caïman, ce n’est pas le polar que l’on a l’habitude de lire. Ici on n’a pas vraiment de grosse enquête, de meurtre.

Ce n’est pas du tout le genre d’histoire que l’on s’attend à lire lorsque l’on achète un polar. Cependant, malgré un début difficile pour moi (les cinquante premières pages environ) je me suis laissée prendre au jeu et je n’ai plus lâché le livre avant la fin !

Bilan : laissez-vous tenter, vous serrez surpris !

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[Chronique] Haïku – Eric Calatraba

[Chronique] Haïku – Eric Calatraba

Bonjour à tous !

C’est encore un service presse que je vais vous présenter aujourd’hui ! Eh oui, j’en ai reçu quatre, et ils passent forcément avant mes lectures personnelles, puisque quand on choisi un livre dans le catalogue d’une maison d’édition, la moindre des choses est de ne pas trop trainer pour le lire.

Je vais donc vous parler de « Haïku », un polar écrit par Eric Calatraba, et publié aux éditions du Caïman, que je remercie infiniment pour les deux romans envoyés ! Je vous parlerai du second d’ici une semaine ou deux.

C’est un livre qui a beaucoup voyagé puisqu’il est parti en Louisiane avec moi cet été !

Résumé :

Un jeune flic fou d’opéra et de moto se retrouve associé à un vieux baroudeur qui pense avoir tout vu pour enquêter sur une série de crimes peu ordinaires orchestrés par un virtuose du sabre japonais. Comble du raffinement, l’assassin illustre ses meurtres d’Haïkus.

Si l’aventure démarre dans le cadre ensoleillé de la côte d’azur, elle entraînera Raphaël de Genève à Kyoto après une étape à Vladivostok, dans le sillage d’un maître de l’Aïkido qui ne lui est peut-être pas si étranger.

Mon avis :

Je vais commencer par parler des couvertures des éditions du caïman, qui me plaisent particulièrement de par la petite carte très épurée en quatrième de couverture qui indique où le roman débute.

Passons au vif du sujet. Vous commencez à le savoir, j’adore les romans policiers, les thrillers, les polars… et cet ouvrage ne ressemble en rien à ce que j’ai eu pour le moment l’occasion de lire. C’est un délicieux mélange de meurtres, de musique, d’arts martiaux, de poésie, et de voyages.

J’ai apprécié suivre le parcours de Raphaël, un homme abîmé par son passé, qui se raccroche à l’existence de sa fille. J’ai ressenti son enquête comme une sorte de renouveau dans sa vie, comme s’il était enfin prêt à recommencer après la mort de son épouse, sa vie professionnelle, mais aussi sa vie amoureuse. Cela pourrait paraître cliché, déjà vu, cette histoire de flic veuf ou divorcé, à qui il ne reste que son enfant, cependant il y a ce petit quelque chose en plus. Peut-être le fait que lui essaie d’aller de l’avant, de vivre à nouveau, contrairement aux héros de polars que l’on a l’habitude de voir, désabusés et sombrant dans l’alcool.

Il y quelque chose qui m’a particulièrement marquée, et que j’ai beaucoup aimé également : les descriptions de bagarres, de combats. J’ai trouvé les descriptions très poignantes. Les scènes de meurtres sont également extrêmement bien dépeintes.

A côté de ça, j’ai spécialement aimé le fait que l’on suive Ivan, l’homme que Raphaël recherche, dans sa propre quête.

Et pour moi la fin était clairement le clou du spectacle. En bref : j’ai adoré ce livre qui me change complètement de ce que j’ai l’habitude de lire en matière de policier !