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[Manuel] Comprendre le monde – Matière, vivant, objets (CE2) – Retz

[Manuel] Comprendre le monde – Matière, vivant, objets (CE2) – Retz

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un manuel que j’ai eu l’occasion de tester avec mes CE2 : Comprendre le monde – Matière, vivant, objets. Je remercie les éditions Retz pour leur confiance.

Présentation du manuel :

C’est donc un manuel destiné à enseigner les sciences aux CE2. Il comprend trois thèmes :
• Qu’est-ce que la matière ?
• Comment reconnaitre le monde vivant ?
• Les objets techniques.
Ces trois thèmes comptent ensemble 20 séquences et trois dossiers interdisciplinaires très variés.

Vous y trouverez également un CD contenant l’ensemble des documents nécessaires à la réalisation des différentes séquences :
• Les fiches activité et leur corrigé
• Les fiches documents
• Des fiches évaluation et leur corrigé (Pas pour chaque séquence)
• Des vidéos, des animations
• Des séquences filmées en classe
• Des exercices interactifs
• Des photos et schémas
Evidement, il est très pratique d’avoir un vidéo projecteur dans sa classe, mais les photos peuvent être imprimées et affichées au tableau.
A la fin du manuel vous trouverez également une page d’instructions pour installer le CD que ce soit sur un PC ou sur un Mac.


Voici comment se présente une séquence :

Avant chaque début de séquence, vous trouverez « L’essentiel à avoir pour l’enseignant ». A nouveau c’est une aide précieuse que le manuel nous apporte ici. Pour moi qui ai tendance à me perdre dans mes recherches sur internet parce que je trouve des tas de trucs intéressants, c’est un gain de temps immense. Je sais que tout est regroupé dans un seul manuel, et je n’ai qu’à lire ce que l’on me propose et faire quelques recherches si il reste une zone d’ombre (ce qui n’a pas été le cas).

Ensuite arrive le déroulement de la séquence, précédé par la durée de la séquence entière et les connaissances et compétences associées (j’étais visitée pour ma première séance et ma conseillère pédagogique a beaucoup apprécié).

Puis viennent les différentes étapes (ou séances pour moi). Elles commencent toutes par des informations telles que la durée, l’organisation (collective, individuelle, par groupes…) ainsi que le matériel nécessaire.

Le manuel est vraiment clé en main, il nous détaille donc les différentes questions à poser aux élèves, les réponses qu’ils sont supposés donner ou sur lesquelles nous pouvons les aiguiller, mais également des exemples de traces écrites sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour former la notre en classe.

Mon expérience en classe :

J’ai pu tester avec mes CE2 une première séquence : « Pourquoi les coureurs à pieds doivent-ils manger plus que les piétons ? » J’ai choisi cette séquence car je souhaitais la présenter lors de la visite de ma conseillère pédagogique et je n’avais que peu de temps, il était donc impossible pour moi de choisir une séance qui nécessitait de demander aux élèves d’apporter du matériel de chez eux (je ne les ai qu’une fois par semaine). Bref, celle-ci ne nécessitait rien d’autre que les fiches document et les fiches activité, c’était donc parfait pour ce premier essai.

Cette séquence contient deux étapes durant entre 45 minutes et 1 heure chacune. Connaissant le niveau de mes élèves, et surtout leur niveau d’attention, j’ai pris soin de re-découper ces séances en deux, ce qui n’a pas été gênant du tout pour leur compréhension.

L’amorce sur leurs connaissances antérieures et leur vocabulaire était très intéressante et j’ai pu avoir une idée du chemin que nous allions avoir à parcourir.

Ils ont eu un peu de mal avec les documents qui présentaient les différents besoins énergétiques selon le sexe et l’âge, ou bien les dépenses d’énergies selon les activités. Mais au fil des questions sur les fiches activité j’ai pu observer une meilleure compréhension.

Par la suite, ils ont beaucoup aimé classer les aliments par famille et se sont beaucoup intéressés au document qui concernait le rôle des aliments. Leur intérêt était croissant et incomparable à mes séances de science précédentes.

Puisque cette séquence ne comportait pas d’évaluation, j’ai tout de même décidé de leur faire apprendre les différentes traces écrites travaillées en classe et de leur faire une petite évaluation dessus.

Conclusion :

Pour moi qui n’aime pas forcément enseigner les sciences, ce manuel est un réel plus. Je gagne un temps considérable dans mes préparations, j’ai une vue à long terme sur ce dont je vais avoir besoin dans mes futures séquences et je sais que les élèves vont toujours être intéressés.

Je regrette seulement de ne pas avoir de vidéo projecteur à disposition, mais en demi-classe (j’ai un CE2-CM1) je peux me permettre de leur montrer une image ou une petite vidéo depuis mon ordinateur.


Pourquoi j’ai choisi d’être maîtresse.

Pourquoi j’ai choisi d’être maîtresse.

L’enseignement n’a pas toujours été le métier auquel j’aspirais. D’ailleurs ce n’est pas non plus le métier de mes rêves. Quand j’y pense, je voudrais bien être écrivain, commissaire, travailler avec les animaux… J’ai changé de voie un bon nombre de fois ces dernières années.

J’ai voulu être journaliste, puis graphiste, puis traductrice, puis travailler en criminologie, être psychologue, rentrer dans la police… pour enfin arriver à… maîtresse.

 

 

Pourquoi maîtresse ?

La première vraie raison, et pas très glorieuse je l’admets, c’est que j’étais perdue en M1 de psychologie clinique. Je savais que je n’allais pas passer en M2 car les places étaient limitées et je n’avais pas le niveau suffisant, ne travaillant pas assez. Une amie de licence de psychologie était partie en Master MEEF à l’oratoire et avait brillamment réussi son concours, j’étais donc plutôt tentée.

Seulement à part de la garde d’enfants je n’avais jamais vraiment été en contact avec ceux-ci. J’ai donc, pour tester, effectué mon stage de M1 de psycho dans une ULIS. J’y allais deux demi-journées par semaine, et le déclic a commencé à se faire. Tête baissée, j’ai donc laissé tomber mon master de psychologie et mis de côté ce petit rêve de rentrer dans la police pour m’inscrire à l’Oratoire.

J’ai donc pu effectuer cette année un stage en école maternelle. J’ai eu la grande chance que ma tutrice me laisse la classe en responsabilité dès le deuxième jour. Je ne suis pas quelqu’un de très entreprenant et ma grande timidité m’aurait empêché de prendre moi-même l’initiative de demander des temps d’intervention dans la classe.

J’ai donc pu, de l’accueil des enfants le matin, jusqu’à l’appel pour le périscolaire, occuper le rôle de maîtresse. Je pense que ça a été l’expérience la plus enrichissante de toutes mes années d’études. J’ai non seulement pu observer une classe comme j’aurais pu le faire en stage d’observation, mais j’ai également été actrice dans cette classe. J’ai pu vivre les moments agréables, les petites victoires, les moments d’affection et de complicité qui font qu’on sait que c’est bien ça que l’on veut faire. Mais j’ai également pu faire l’expérience des moments difficiles, les moments de stress, un élève qui va à la cantine par erreur, le contact avec les parents, un élève qui se fait mal… et cela m’a permis de comprendre que si je pouvais le faire en tant que stagiaire, je pourrai le faire en tant que maîtresse.

J’ai aimé pouvoir observer des enfants qui ne demandaient qu’une seule chose : apprendre. Malgré leurs difficultés et leurs différences, ils ont tous envie d’engloutir toutes les connaissances qu’ils peuvent. On peut observer des enfants très timides et renfermés sur eux-mêmes en début d’année s’ouvrir et accueillir à bras ouverts des enfants terrifiés à l’idée d’arriver dans une nouvelle école en milieu d’année scolaire.

Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir devenir professeur des écoles spécialisée pour les enfants ayant des troubles du comportement. Je voudrais pouvoir apporter de nouvelles choses, aider, donner envie. Je n’ai plus peur de tomber dans des classes de réseau d’enseignement prioritaire, je me sens capable de tout donner pour les aider.

Bien sûr il y a tant de choses que j’aimerais faire, mais être maîtresse en fait partie et je compte bien y arriver. Quoi que l’on veuille faire, tout est possible avec beaucoup de passion et de travail.