Archives de
Catégorie : Policier

[Chronique] Nycta – Delacorta

[Chronique] Nycta – Delacorta

Bonjour !

Aujourd’hui c’est le retour des roman édités par les French Pulp, une maison d’édition que j’apprécie tout particulièrement ! Je tiens donc à les remercier pour cette belle découverte qu’est Nycta.

Résumé :

Sortie major de la plus grande école d’Hacking, la célèbre académie Karl de Budapest, Alba crée sa société : Nyctalope.

Elle ne sait pas ce qu’elle fera, protection ou effraction, mais elle est capable de tout en informatique.

Alors qu’elle est connectée sur le Darknet, elle tombe sur une vidéo : une jeune médecin est torturée et exécutée. Alba remonte la piste du tueur, un homme de main de la multinationale Nesty.

Saura-t-elle révéler la face cachée du monstre ?

Mon avis :

J’ai trouvé ce polar très bien mené. Il m’a procuré beaucoup de sensations fortes et différentes. J’ai très rapidement été happée par l’intrigue que j’ai trouvée plutôt inhabituelle.

Alba est un personnage que j’ai tout de suite beaucoup admiré. Elle est forte et déterminée et garde continuellement la maîtrise. Le couple qu’elle forme avec Serge est très sensuel.

La peur et la violence, dès les premières pages d’ailleurs, par la description quasiment insoutenable de cette vidéo, rendent l’histoire encore plus palpitante.

L’auteur nous emmène dans cette aventure sombre que l’on n’a plus très envie de quitter à la fin. Sa plume est aiguisée et très forte, et c’est ce que j’ai beaucoup apprécié. Elle permet au roman de ne pas avoir de longueur et de nous mener droit au but. Bien sûr c’est une histoire qui peut se lire quasiment d’une traite, sans une minute d’ennui.

En bref, c’est un polar que je vous conseille vivement, il m’a sortie de mes habitudes de lecture et ce n’était vraiment pas pour me déplaire !

[Chronique] Emi, Lucette et la coiffeuse – Evelyne Larcher

[Chronique] Emi, Lucette et la coiffeuse – Evelyne Larcher

Bonjour !

Aujourd’hui je vous parle d’un roman d’enquête que j’ai reçu comme service presse : « Emi, Lucette et la coiffeuse », je remercie chaleureusement l’autrice Evelyne Larcher pour l’envoi de ce joli livre !

Résumé :

Veuve depuis peu, Lucette, ancienne assistante sociale au langage chantant le soleil de la Guadeloupe, s’ennuie. Depuis son rez-de-chaussée, elle assiste au spectacle de la rue. Quand un drame s’abat sur la famille d’Émi la petite voisine d’en face, elle s’implique et mène une enquête parallèle à celle de Carrie, l’officier de police. Pour cela elle observe les habitants : Enzo le père de l’enfant, Rachid l’épicier, Marina l’étudiante, Pierre le dentiste, Claudine et Huguette les retraitées actives.
Qui a agressé Adèle, la mère d’Émi ? En quoi cela concerne-t-il le salon de coiffure à quelques pas de là ? Ce drame bouleverse la vie d’un faubourg, crée de la solidarité, des frictions. Personne n’en sort indemne, pas même Lucette, interpellée dans ses relations avec sa fille. Et le quartier au cœur du récit, n’a peut-être rien d’un agréable village parisien.

Mon avis :

J’aime particulièrement les romans policiers, mais ce que j’ai préféré dans celui-ci est l’ambiance de quartier que l’autrice a réussi à lui donner. La violente agression de départ marque bien le sentiment d’insécurité et de méfiance qui s’y forme. Le petit groupe de voisins se mobilise afin de renforcer la surveillance ainsi que la sécurité. C’est exactement ce que l’on peut imaginer se passer dans notre propre immeuble : des liens se créent, les personnes se rapprochent.

J’ai adoré les personnages, qui sont pour moi particulièrement bien imaginés. On se prend d’entrée de jeu d’affection pour Lucette qui apporte une belle touche d’exotisme de par sa manière d’être, son franc parler, mais surtout par les petites expressions Guadeloupéennes que l’on retrouve tout au long du roman.

La petite Emi est quant à elle très touchante. C’est une petite fille forte et très courageuse, mais aussi pleine de douceur et très maligne.

Le récit est très bien construit et nous passons par beaucoup d’émotions différentes. J’ai été particulièrement touchée par cette histoire, émue. Puis j’ai beaucoup ri, car malgré le côté dramatique de cette histoire, il y a une belle touche d’humour. On se prend d’affection pour ces personnages, on arrive à avoir beaucoup d’empathie pour chacun d’eux.

La plume de l’autrice est superbe. Le texte est léger, on passe un réel bon moment.

C’est un roman que je recommande fortement !

[Chronique] Corps rouge dans le Vercors – Jérôme Sublon

[Chronique] Corps rouge dans le Vercors – Jérôme Sublon

Bonjour !

Voici la chronique du quatrième roman que je reçois des éditions du Caïman. C’est le polar « Corps rouge dans le Vercors » de Jérôme Sublon. Je remercie, comme à chaque fois, les éditions du Caïman, pour leur confiance, et surtout les belles découvertes que je fais, et que je peux vous partager grâce à eux.

Résumé :

Le corps de Delmare est retrouvé sans vie dans sa propre scierie. La commissaire Aglaëe Boulu est dépêchée dans un village perdu dans les forêts du Vercors…

Les habitants se révoltent : la rumeur désigne un coupable, il ne reste plus qu’à l’enfermer… Les villageois aspirent à conclure rapidement cette enquête… Pour autant, ils ne coopèrent guère… Ont-ils peur qu’une vérité enfouie n’éclate au grand jour ?

Mon avis :

Ce polar de Jérôme Sublon, je l’ai compris plus tard est une suite des aventures de la commissaire Aglaëe Boulu. Personnellement je n’ai pas (encore) lu les deux publications précédentes et cela ne m’a pas du tout dérangée.

Pour ceux qui comme moi ont du mal à se plonger dans l’univers d’un roman dans les premières pages, n’ayez crainte ! Nous sommes tout de suite mis dans le bain grâce à cette première scène de crime qui arrive très rapidement et qui ne peut pas laisser le lecteur de marbre.

J’ai apprécié le fait que ce roman soit si bien rythmé. On a souvent l’image d’un polar un peu lent, où il ne se passe pas grand chose et où toute l’action est concentrée sur la fin. Ici ce n’est pas du tout le cas puisque chaque changement de chapitre nous apporte un changement de lieu, de personnage, d’intrigue, voir même d’époque (sans vouloir spoiler !) C’est quelque chose qu’on ne retrouve pas souvent dans les enquêtes policières. On est plus habitués à suivre l’inspecteur, voir l’assassin. Ici, le mystère reste plein. On suit de nombreux personnages dans de petites scènes qui, mises bout à bout, comme un puzzle, nous amènent à la résolution de notre enquête.

Les personnages sont variés, et tous aussi intéressants les uns que les autres. On en apprend un peu plus sur chacun au fil de l’histoire, on découvre les multiples facettes des villageois. Effectivement, comme dans un petit village, tout se sait, et comme un habitant, on peut avoir un petit aperçu des différentes histoires et rumeurs sans trop en savoir non plus. Tout cela nous permet de bien nous ancrer dans l’histoire, et d’en profiter comme si nous en faisions partie.

Bien sûr, n’oublions pas le personnage principal de l’histoire : Aglaëe Boulu. J’ai été très heureuse de voir une femme commissaire car je suis très habituée à voir des hommes dans ce rôle dans les romans que je lis. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié, je l’ai trouvée très bien développée, avec une histoire personnelle que l’on a envie de connaitre mais qui ne prend pas trop de place dans l’enquête et qui ne la noie pas, c’est un véritable plaisir. C’est une femme forte, qui a du répondant et qui n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat et à faire savoir ce qu’elle veut. Evidemment, je suis impatiente d’en savoir un peu plus sur elle, et de la voir évoluer dans une autre enquête.

La plume de l’auteur est également très agréable. J’ai trouvé que les émotions de chaque protagoniste étaient particulièrement bien retranscrites. Mais aussi les sensations, notamment la chaleur qui est très présente tout au long du roman et qui transpire à travers les pages. Les dialogues sont très réalistes, et les passages de narration ne sont pas ennuyeux pour un sous.

En bref, j’ai passé un excellent moment et j’ai eu du mal à décrocher de ce livre que j’ai lu en deux jours ! Je vous le conseille donc grandement !

Je vous confie également ce qui va me manquer lorsque ce livre sera rangé dans ma bibliothèque : chaque fois que je posais mes yeux dessus et voyais « Vercors » dans le titre, j’avais la chanson « La nuit je mens » de Bashung. Un vrai plaisir !

[Chronique] Nestor Burma (3), Les Belles de Grenelle – Michel Quint

[Chronique] Nestor Burma (3), Les Belles de Grenelle – Michel Quint

Bonjour, ou bonsoir !

Aujourd’hui je reviens avec la chronique d’un roman que les éditons French Pulp ont eu la gentillesse de m’envoyer. Je les remercie de m’avoir fait confiance à nouveau. Il s’agit du troisième volet des Nouvelles enquêtes de Nestor Burma, Les Belles de Grenelle de Michel Quint.

Résumé :

Si Nestor est empreint de poésie et de nostalgie, c’est simplement parce que l’on vient d’assassiner Brigitte Merlier. Brigitte, le premier, le grand amour du détective de choc. La tuer était la meilleure des solutions pour rendre Burma plus têtu que jamais, parce que l’hommage qu’il veut rendre à sa douce, c’est trouver son meurtrier, et surtout pourquoi… Une enquête dans un passé aux relents de soufre…

Mon avis :

Tout d’abord il faut savoir que je n’avais pas lu les deux premiers tomes, et que cela ne m’a pas dérangé une seule seconde dans ma lecture de celui-ci. En effet, chaque ouvrage est écrit par un auteur différent, qui vient apporter sa pierre à l’édifice des très célèbres enquêtes du détective Nestor Burma. Vous pouvez donc sans crainte commencer par le tome qui vous fera le plus envie !

J’avoue qu’ayant regardé la série avec ma maman lorsque j’étais petite, j’avais très très envie de découvrir et lire ces nouvelles aventures ! La couverture est déjà très tentante, moderne, colorée et épurée, j’ai tout de suite craqué.

Cependant je dois dire que malgré mon entrain, j’ai eu du mal à m’ancrer dans l’histoire et il m’a tout de même fallu une bonne quarantaine de pages avant de m’y sentir chez moi. Ce n’est pas une lecture si légère que ça, au contraire ! Il faut de la patience et de la concentration. Mais lorsqu’on se l’approprie enfin, ce n’est que plaisir car le texte est empli de poésie, et de la nostalgie du héros, qui a perdu son premier grand amour.

L’écriture est très belle et très plaisante. Nestor Burma est un personnage que j’ai trouvé très attachant et j’ai apprécié suivre l’enquête à ses côtés.

J’ai également beaucoup apprécié les référence cinématographiques, et musicales, qui ne me disaient rien, mais que je prenais plaisir à chercher sur internet afin de me mettre toujours un petit peu plus dans le bain.

En bref, c’est un roman, que j’ai apprécié, histoire, personnages, ambiance… Je ne vais pas tarder à me procurer les deux premiers tomes, afin de découvrir avec plaisir le personnage sous d’autres plumes !

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un polar envoyé par les éditions French Pulp que je remercie infiniment pour leur gentillesse et leur confiance ! Je vous parle donc aujourd’hui de L’amour et la folie, le premier tome des enquêtes de Jean de la Fontaine, écrit par Philippe Collas.

Résumé :

Tout le monde croit connaître Jean de la Fontaine, mais sait-on que le poète avait l’étoffe d’un formidable détective ? Que sa charge de maître des eaux et forêts l’amena à démêler les plus délicates enquêtes policières sur les seigneuries de l’Aisne, où il exerçait ? Que ce fut là qu’il trouva la matière même de ses fables ?

Dans sa chambre verrouillée à double tour, on retrouve le corps sans vie du marquis de Sorel. Sur les lieux, nulle trace de lutte, nulle arme ; sur le corps, aucune blessure apparente… Défaisant un à un les fils d’une toile invisible, Jean de la Fontaine va remonter la piste du prédateur secrètement tapi dans l’ombre du château de Sorel…

Mon avis :

C’est une histoire qui a d’abord été publiée en 2004 sous le titre Le château et l’araignée. Je dois avouer que je suis très loin d’être une adepte des grands classiques de la littérature Française, et que la plume « à l’ancienne » de l’auteur ne m’a pas du tout aidée à me plonger dans ce roman, dont j’attendais pourtant beaucoup de choses. J’ai malgré tout persévéré et ai suivi l’enquête de notre cher Jean de la Fontaine avec beaucoup de curiosité.

Bien entendu, qui n’a jamais lu des fables de la Fontaine ? Nous avons tous un certain attachement pour le poète qui a bercé notre enfance, notre scolarité, qui nous a parfois donné goût à la poésie, à la récitation. Qui n’a pas en tête au moins une de ses fables les plus fameuses ? C’est cette grande nostalgie qui m’a poussée à la lecture de ce roman. J’ai trouvé l’idée très amusante, et très originale, de faire d’un auteur de grands classiques un détective en herbe. En herbe, certes, mais à l’observation pourtant bien entrainée.

C’est avec plaisir que nous le suivons, et que nous nous faisons spectateurs de son enquête, de ses observations de ses questionnements et « interrogatoires ». L’enquête est elle-même très bien menée et le suspens quant au coupable reste présent, tout en partageant sa place avec l’humour et les scènes de conflits au sein du château.

Les dialogues sont également extrêmement bien écrits et plaisants à lire, les protagonistes sont tous bien pensés et bien amenés, l’écriture est un vrai délice.

Malgré tout le bien que je pense de ce roman je pense que je ne l’ai pas encore apprécié à sa juste valeur, il n’est pas tombé au bon moment, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Maintenant que je sais à quoi m’en tenir, je suis persuadée que je prendrai beaucoup plus de plaisir à en lire la suite, lorsqu’elle sortira aux éditions French Pulp !

En tout cas, c’est un polar que je vous conseille très très fortement !

 

[Chronique] La nuit des blouses grises – Jean Contrucci

[Chronique] La nuit des blouses grises – Jean Contrucci

Hello !

Aujourd’hui je vous parle d’un roman policier écrit par Jean Contrucci : « La nuit des blouses grises ». Et tout d’abord, je tiens à remercier les éditions JC Lattès pour leur confiance, et ce service presse qu’ils m’ont envoyé.

Résumé :

Dans la nuit du 18 février 1910 – alors qu’il approche de Marseille-Saint-Charles -, le train 4774 est brutalement stoppé. Aussitôt, des hommes armés, habillés avec la blouse grise des conducteurs de troupeaux aux abattoirs, le prennent d’assaut. A bord du wagon financier, cent vingt kilos d’or, des pierres précieuses et des bijoux.

Ce hold-up à l’américaine est une première en France. Voilà de quoi mettre en effervescence le fameux Evêché, sur lequel règne le commissaire Eugène Baruteau, et lancer sur la piste des fuyards son neveu Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal.

Commence une course contre la montre pour empêcher la bande de quitter la ville avec son butin. Nos héros risquent de voir la mort de près, car il y a un cerveau derrière ce coup fumant si bien préparé, et il déteste qu’on se mette en travers de sa route…

Mon avis :

C’est avec ce tome que je découvre la saga « Les nouveaux mystères de Marseille » qui débute en 2002. Jean Contrucci est un journaliste Marseillais et ça se sent. Il parvient à travers ses écrits à transmettre tout l’amour et toute la passion qu’il a pour cette grande ville chargée d’histoire et de mystère. A travers son livre, très documenté, cela se sent, on y découvre une histoire, une ville, un dialecte.

Le dialecte, justement, parlons-en. Au début il fait un peu forcé, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’aurais jamais été à Marseille. Et puis finalement, il fait partie de ces petites choses qui font que l’on est happé par le roman, que l’on s’y croirait vraiment. C’est pour moi un des points forts du livre.

On découvre dans ce roman des personnages sympathiques, que ce soit notre héro, le journaliste Raoul Signoret, ou bien sa femme, ainsi que son oncle, le commissaire Baruteau. Personnages que l’on est ravis de suivre dans cette histoire, et que je serais personnellement ravie de trouver à nouveau dans les précédents ouvrages de Jean Contrucci.

C’est avec mon oeil nouveau que je découvre non seulement la belle plume de l’auteur, mais également sa minutieuse rigueur dans sa documentation, que ce soit sur la ville, mais aussi sur tous les éléments de ce roman, comme par exemple ce qui concerne le train, mais aussi et surtout sur l’aspect historique, puisque l’histoire se déroule au début des années 1900 et tout ce que cela implique pour la ville de Marseille.

Une intrigue chargée de rebondissements, une belle découverte pour moi, c’est un roman que je conseille fortement !

[Chronique] Il était une fois la fée Chabada – Lucie Brasseur

[Chronique] Il était une fois la fée Chabada – Lucie Brasseur

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui je vous présente un roman qui sort de l’ordinaire : « Il était une fois la fée Chabada », écrit par Lucie Brasseur, que je remercie, ainsi que les éditions Yakabooks, de m’avoir permis de recevoir ce service presse !

Yakabooks, je vous en ai déjà parlé dans une autre chronique, c’est une maison d’édition qui rend possible l’achat d’un livre aux personnes qui n’en ont pas forcément les moyens, en les vendant au prix de 2€, ce que je trouve admirable.

Résumé :

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par la Police. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtres, elle clame son innocence. Entre rêves et stratégie de protection, elle se met à écrire le conte des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie. La fiction la sauvera-t-elle de la réalité ?

Mon avis :

Ce roman est un savant mélange de beaucoup de choses : milieu carcéral, conte pour enfants, polar, relations épistolaires, qui le rendent très vivant, et peu propice à l’ennui.

On y découvre le personnage de Maryline, aux multiples facettes. Sa situation de prostituée ne lui convient pas, et elle se réfugie dans son imagination dès que possible, tout comme lorsqu’elle est incarcérée. On comprend bien que c’est l’écriture qui la sauve, qui lui permet de garder le sourire pendant cette épreuve. Toutes ces choses font de cette femme un personnage attachant, dont on a très envie de connaître le destin.

J’ai apprécié le style de l’autrice, tout autant que le mélange de genres. J’ai trouvé le roman très poétique, très bien construit. J’ai apprécié découvrir un peu plus le personnage de Maryline à chaque rendez-vous chez le psy. J’aime les personnages qui ont été développés au fil de l’histoire. J’ai également été très satisfaite par la fin du roman.

Le seul petit bémol pour moi est peut-être la partie du conte qui prend beaucoup de place par rapport à l’histoire de Maryline.

Bref, j’ai pris un grand plaisir à lire ce roman très original et je vous le recommande sans hésiter !

[Chronique] Arrêtez-moi là – Annabelle Léna et Philippe Paternolli

[Chronique] Arrêtez-moi là – Annabelle Léna et Philippe Paternolli

Bonjour !

Ca y est, j’ai épuisé mon stock de services presse avec ce dernier ouvrage ! Aujourd’hui, je vous présente « Arrêtez-moi là », co-écrit par Annabelle Léna et Philippe Paternolli. Il a été publié par les Editions du Caïman, que je remercie à nouveau infiniment pour les deux livres qu’ils m’ont envoyés. C’est une maison d’édition que je ne connaissais pas avant cela, et que je commence à affectionner tout particulièrement !

Résumé :

Informaticien de génie, Gilles Redon se rend à Paris signer avec un géant de la Silicon Valley le contrat de se vie.
Alors que son TGV entre en gare, un voleur l’agresse et le détrousse de son précieux projet.
La vie de Gilles bascule. Le choc. Il se réfugie sur le massif de la montagne Sainte-Victoire. L’enquête sur sa disparition dévoile que rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. L’agression ne semble pas fortuite. Gilles n’est pas non plus une victime innocente…

Mon avis :

Alors je tiens à dire que c’est un excellent roman. Très bien écrit, par ces deux auteurs dont les styles se marient parfaitement. C’était un drôle de mélange entre quelque chose de très poétique et quelque chose de familier, à la limite du vulgaire.

On suit un protagoniste qui n’est pas vraiment un héros, qui passe la totalité du roman à fuir. D’ailleurs j’ai aimé le fait que le schéma sorte de l’ordinaire, et que l’on ne suive ni un flic, ni un criminel. Juste un type pas vraiment aimable pour qui on ne peut pas vraiment avoir pitié à qui il arrive un truc un peu hors du commun, et qui réagit de manière totalement irréfléchie.

Encore une fois aux éditions du Caïman, ce n’est pas le polar que l’on a l’habitude de lire. Ici on n’a pas vraiment de grosse enquête, de meurtre.

Ce n’est pas du tout le genre d’histoire que l’on s’attend à lire lorsque l’on achète un polar. Cependant, malgré un début difficile pour moi (les cinquante premières pages environ) je me suis laissée prendre au jeu et je n’ai plus lâché le livre avant la fin !

Bilan : laissez-vous tenter, vous serrez surpris !

Dispo sur amazon : https://amzn.to/2wyhPgV

[Chronique] Agatha Raisin enquête Tomes 3 et 4 – M.C. Beaton

[Chronique] Agatha Raisin enquête Tomes 3 et 4 – M.C. Beaton

Bonjour !

Vous avez de la chance aujourd’hui car ce n’est pas un mais deux livres que je vais vous présenter ! Je vous avais déjà parlé des deux premiers tomes de la série des Agatha Raisin que j’avais absolument adorés. Alors je viens vous parler de la suite.

Résumés :

Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière :

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s’annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s’incline pas avant d’avoir combattu (quitte à se livrer à l’une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) ! C’est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n’était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale…

Tome 4 : Randonnée mortelle

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds – et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.

Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.
Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d’un tueur se perd aussi facilement que la tête ou… la vie !

Mon avis :

J’ai choisi de vous présenter les deux parce que je les ai lus à la suite et je ne voyais pas l’utilité d’en faire deux chroniques différentes puisque les tomes se suivent et se ressemblent.

J’avoue que c’est un peu compliqué pour moi d’écrire cette chronique puisqu’à l’heure où je l’écris ça fait déjà un moment que j’ai lu ces deux livres.

Que dire ? Oui j’aime toujours autant cette série. Les personnages sont sympathiques, attachants, rigolos. Bien que James Lacey mérite parfois des bonnes baffes dans son doux visage.

Les intrigues sont bien menées, certes, toujours de la même manière, mais elles ont leur petit effet. Cependant c’est vrai qu’on tourne un peu en rond question rebondissements. Quoi qu’il arrive, on ne craint jamais vraiment trop pour la vie de notre fameuse Agatha, on sait qu’elle finira toujours par s’en sortir au dernier moment.

Le tome 4, « Randonnée mortelle » se termine tout de même par un petit cliffhanger (sans vouloir spoiler) qui fait tout de même très plaisir et qui donne envie de se jeter à corps perdu dans la suite.

Alors oui, j’espère que le schéma va un peu changer parce que j’ai peur de me lasser, mais je mets beaucoup d’espoir dans le tome 5. Malgré tout je ne le lirai pas tout de suite, histoire de ne pas faire une overdose de Raisin !

[Chronique] Haïku – Eric Calatraba

[Chronique] Haïku – Eric Calatraba

Bonjour à tous !

C’est encore un service presse que je vais vous présenter aujourd’hui ! Eh oui, j’en ai reçu quatre, et ils passent forcément avant mes lectures personnelles, puisque quand on choisi un livre dans le catalogue d’une maison d’édition, la moindre des choses est de ne pas trop trainer pour le lire.

Je vais donc vous parler de « Haïku », un polar écrit par Eric Calatraba, et publié aux éditions du Caïman, que je remercie infiniment pour les deux romans envoyés ! Je vous parlerai du second d’ici une semaine ou deux.

C’est un livre qui a beaucoup voyagé puisqu’il est parti en Louisiane avec moi cet été !

Résumé :

Un jeune flic fou d’opéra et de moto se retrouve associé à un vieux baroudeur qui pense avoir tout vu pour enquêter sur une série de crimes peu ordinaires orchestrés par un virtuose du sabre japonais. Comble du raffinement, l’assassin illustre ses meurtres d’Haïkus.

Si l’aventure démarre dans le cadre ensoleillé de la côte d’azur, elle entraînera Raphaël de Genève à Kyoto après une étape à Vladivostok, dans le sillage d’un maître de l’Aïkido qui ne lui est peut-être pas si étranger.

Mon avis :

Je vais commencer par parler des couvertures des éditions du caïman, qui me plaisent particulièrement de par la petite carte très épurée en quatrième de couverture qui indique où le roman débute.

Passons au vif du sujet. Vous commencez à le savoir, j’adore les romans policiers, les thrillers, les polars… et cet ouvrage ne ressemble en rien à ce que j’ai eu pour le moment l’occasion de lire. C’est un délicieux mélange de meurtres, de musique, d’arts martiaux, de poésie, et de voyages.

J’ai apprécié suivre le parcours de Raphaël, un homme abîmé par son passé, qui se raccroche à l’existence de sa fille. J’ai ressenti son enquête comme une sorte de renouveau dans sa vie, comme s’il était enfin prêt à recommencer après la mort de son épouse, sa vie professionnelle, mais aussi sa vie amoureuse. Cela pourrait paraître cliché, déjà vu, cette histoire de flic veuf ou divorcé, à qui il ne reste que son enfant, cependant il y a ce petit quelque chose en plus. Peut-être le fait que lui essaie d’aller de l’avant, de vivre à nouveau, contrairement aux héros de polars que l’on a l’habitude de voir, désabusés et sombrant dans l’alcool.

Il y quelque chose qui m’a particulièrement marquée, et que j’ai beaucoup aimé également : les descriptions de bagarres, de combats. J’ai trouvé les descriptions très poignantes. Les scènes de meurtres sont également extrêmement bien dépeintes.

A côté de ça, j’ai spécialement aimé le fait que l’on suive Ivan, l’homme que Raphaël recherche, dans sa propre quête.

Et pour moi la fin était clairement le clou du spectacle. En bref : j’ai adoré ce livre qui me change complètement de ce que j’ai l’habitude de lire en matière de policier !