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Catégorie : Contemporaine

[Chronique] Tout le bleu du ciel – Mélissa Da Costa

[Chronique] Tout le bleu du ciel – Mélissa Da Costa

Bonjour !

Il y a quelques temps il m’a été proposé de lire un roman des éditions Carnetsnord : Tout le bleu du ciel, écrit par Mélissa Da Costa. Alors voilà, c’est fait, et je vous le présente aujourd’hui !

Résumé :

Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.

Emile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. A son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.

Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. A chaque détour de ce périple naît, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Emile.

Mon avis :

C’est un roman qui peut paraître impressionnant au départ, de par son épaisseur (un peu plus de 630 pages), mais il fallait que je l’attaque. J’avoue que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, même si elle m’intriguait beaucoup. Je me forçais à lire un chapitre par jour. Puis finalement après quelques jours j’ai eu une sorte de déclic, j’enchaînais les chapitres, jusqu’à la moitié du livre environ. Pour finir par lire l’autre moitié en une journée seulement !

L’Alzheimer précoce est une maladie à laquelle nous ne sommes que rarement voire jamais confrontés au quotidien, pour presque en oublier l’existence. C’est ce qui rend ce roman unique, d’autant plus que la maladie ne touche pas ici une personne d’une cinquantaine d’année, mais un jeune homme de 26 ans. J’ai d’autant plus été touchée par son sort qu’il a mon âge. Alors évidemment, on se remet en question, comment est-ce que je réagirais à sa place ? Est-ce que je ferais les mêmes choix ? Serais-je capable de tout laisser pour partir vivre mes derniers jours dans la nature, avec un ou une inconnu(e) ?

Autant de choix qui rendent le personnage principal très intéressant. On se l’imagine au départ comme un enfant capricieux, qui, submergé par ce qui lui arrive, ne peut pas assumer et préfère fuir. Mais finalement je trouve que c’est une décision plutôt sage de ne pas vouloir faire souffrir ses proches. Je trouve le personnage d’Emile extrêmement bien développé et on s’attache beaucoup et très facilement à lui. Nous vivons avec lui l’évolution de sa maladie.

Joanne est également un personnage dont on apprécie le développement. Très renfermée au début, le lecteur se doute qu’elle n’a pas suivi Emile dans sa folle aventure sans raison. Pourtant impossible de la décrypter jusqu’à ce qu’elle finisse par s’ouvrir à son compagnon de voyage. C’est un personnage très touchant, en qui je me suis parfois retrouvée. Je me suis encore plus attachée à elle qu’à Emile.

J’ai été envahie à chaque instant de lecture par la découverte de nouveaux paysages, tantôt lacs, montagnes, villages, mer et j’en passe. Nous traversons une multitude de lieux extrêmement bien décrits dans lesquels nous découvrons à chaque fois un ou plusieurs nouveaux personnages.

La plume de Mélissa Da Costa est magnifique et retranscrit à merveille toutes les émotions par lesquels nous passons, joie, tristesse, émerveillement, hilarité, amour, amitié… Nous les vivons toutes avec nos deux personnages principaux.

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié, qui m’a fait vivre énormément de choses, je suis passée du rire aux larmes et j’ai été extrêmement émue. J’ai été très marquée et je pense qu’il restera ancré en moi pour un long moment. Je le recommande fortement !

[Chronique] Chicha, et autres nouvelles – Virginie Vanos

[Chronique] Chicha, et autres nouvelles – Virginie Vanos

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un petit recueil de nouvelles, écrit par Virginie Vanos : Chicha.

Résumé :

Chicha, un petit chat, tente de sauver sa maîtresse de ses comportements autodestructeurs…

A près de 40 ans, Charlotte et Laura transforment diamétralement leurs vies, chacune à sa façon…

L’ami de Félix, rejeté par les siens, trouve sa voie en dehors des sentiers battus, alors que Rose fait de son existence un hymne permanent à la joie.

Ces cinq personnages aussi atypiques qu’attachants, passant du rire aux larmes, de l’abattement à l’espoir le plus fou, nous plongent dans une réflexion intense sur ce droit inaliénable qu’est le bonheur.

Mon avis :

Bon, c’est le coeur lourd que j’écris cette chronique, car je vous avoue que mon coeur s’est arrêté à la première nouvelle qui m’a totalement bouleversée, mise en colère… et j’en passe. C’est donc l’histoire de Chicha, un petit chat dont la vie ne commence pas forcément très bien, et dont les déboires ne s’arrêtent pas. Et je vous avoue que je me suis mise à la place de sa maîtresse et ça m’a beaucoup attristée et énervée.

Bref, après la lecture de cette première nouvelle le poids sur mon coeur est resté et je n’ai pas pu m’en détacher lors de la lecture des suivantes. Ce qui fait que tout l’espoir et le bonheur ayant pu être ressentit par les autres personnages m’est complètement passé au travers.

A part ça, ce sont des nouvelles très bien écrites, qui se lisent très rapidement. Les histoires sont variées et les personnages intéressants et plutôt bien développés à mon goût.

Finalement, je ne sais pas quoi penser de la place de la première nouvelle qui m’a vraiment trop bouleversée pour parvenir à m’ancrer aux autres. Mais placée en dernier elle ne laisse pas de place à la touche positive de la dernière.

En bref, c’est un ouvrage que je recommande, accompagné d’un paquet de mouchoirs !

[Chronique] La librairie de l’île – Grabrielle Zevin

[Chronique] La librairie de l’île – Grabrielle Zevin

Bonjour !

J’ai terminé aujourd’hui ma troisième lecture pour le challenge de l’été : La librairie de l’île de Gabrielle Zevin ! Il est disponible au prix de 6.95€ sur Amazon : La librairie de l’île

Synopsis :

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale précieuse.

Avis :

J’ai volontairement coupé la fin du résumé pour ne pas spoiler. Je vous laisse le choix de le lire en entier ou pas si vous achetez le livre. A vrai dire j’ai acheté le livre sans lire le résumé, ce qui m’a valu d’agréables surprises au fil de la lecture.

Ce livre a été pour moi un véritable coup de coeur avant même que j’ai pu commencer à le lire. D’abord parce qu’il se passe sur une île, et que les romans comme ça (La petite boulangerie du bout du monde) me font rêver. Bien sûr je me suis tout de suite vue ouvrir une librairie dans un petit village paisible, même si le personnage principal semble légèrement blasé de sa condition.

Ca a été une lecture très agréable pour moi. J’ai parfois ri, souvent été émue, et même triste. L’histoire est profondément touchante, tout comme les personnages qui la font vivre.

Le personnage de Lambiase est celui que j’affectionne particulièrement. Policier très sympathique, divorcé, se sentant un peu seul dans la vie. On en ferait presque le héros d’un autre roman. Il est bienveillant et je suis sûre que n’importe qui aimerait le compter parmi ses amis. Les autres sont personnages ont tous leur côté très attachant.

Ce que j’ai tout de suite apprécié, c’est la présence de fiches de lecture qui donne souvent envie de se procurer les livres en question. De plus, le roman est bourré de références à d’autres ouvrages. Le personnage principal échange par exemple avec le policier Lambiase sur les romans policiers. Et quel plaisir d’y retrouver des livres que j’ai lu, ou des auteurs que je suis sur le point de découvrir !

Bref, le livre est très joliment écrit, plein d’amour, d’amitié et d’espoir, et la lecture est très douce. Le seul regret que je pourrais avoir est qu’on n’en sache pas plus sur le devenir de certains personnages à la fin du livre.

[Chronique] La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole

[Chronique] La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole

Je viens de terminer ma lecture du challenge du mois de Juillet (un livre sorti le mois de ma naissance), et par la même occasion ma seconde lecture du challenge de l’été édition 2017 ! Je vous parle donc aujourd’hui de cette lecture quelque peu lourdingue !

Acheter « La conjuration des imbéciles » sur Amazon

Synopsis :

A trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans. harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre…

Mon avis :

Ce livre a été pour moi une véritable corvée. Je l’ai commencé en me forçant car c’était le seul livre que j’avais qui correspondait à la consigne du mois de juillet pour le challenge. Manque de bol, il était long… si long : 534 pages exactement. J’ai commencé en ne lisant qu’une dizaine de pages par session. Puis j’ai lu que c’était un chef d’oeuvre, qu’il était hilarant et que c’était quand même dommage que l’auteur soit mort sans avoir écrit autre chose.

Je me suis donc dit qu’il allait finir par me plaire, mais ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. J’ai appris à connaître Ignatus et son entourage.

D’abord prise de pitié pour sa mère, j’ai fini par la détester. Elle passe son temps à se plaindre de son fils, le sommer de trouver un travail, jouer la victime : « Oh mon Ignatus me fait tant de mal… »

Ignatus quant à lui est détestable du début à la fin. J’ai souhaité tout au long du livre qu’il lui arrive les pires malheurs. Puis à une vingtaine de pages de la fin il s’est mis à me faire de la peine. Pour finir je l’ai détesté à nouveau. C’est une personne exécrable qui apporte le malheur partout où il passe. Cependant je ne pense pas que tout soit de sa faute. Sa mère a dû tant le chouchouter lorsqu’il était à l’école, parce qu’il était si intelligent, qu’il a dû simplement finir par prendre la grosse tête. Je m’imagine même qu’elle l’a fait se sentir coupable d’être resté parti si longtemps à l’université et que depuis il reste avachi chez elle sans rien faire.

Je fus évidement prise d’une grande sympathie pour le policier Mancuso, le seul personnage à qui l’on a pas envie qu’il arrive des bricoles, et qui, bichette en prend tout le temps pour son grade.

Il y a plusieurs choses que j’ai pu apprécier dans ce bouquin. D’une, les accents sont retranscrits à merveille et cela donne un côté amusant aux dialogues des personnages. J’ai également aimé le fait que plusieurs personnages qui ne se connaissent pas et vivent leur vie chacun de leur côté se retrouvent à avoir le même problème : Ignatus. Finalement tout se lie, et la fin n’est est que plus palpitante.

Evidement les discussions des personnages sont des plus énervantes, ils sont quasiment tous détestables à leur manière.

Je pense que la vraie raison pour laquelle je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture c’est que le fond ne me plaisait pas, ce n’est tout simplement pas vraiment mon type de lecture.

Malgré tout je pense que vous pourrez passer un agréable moment en compagnie de cet anti-héros nommé Ignatus.