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Auteur : Camille

[Chronique] Chicha, et autres nouvelles – Virginie Vanos

[Chronique] Chicha, et autres nouvelles – Virginie Vanos

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un petit recueil de nouvelles, écrit par Virginie Vanos : Chicha.

Résumé :

Chicha, un petit chat, tente de sauver sa maîtresse de ses comportements autodestructeurs…

A près de 40 ans, Charlotte et Laura transforment diamétralement leurs vies, chacune à sa façon…

L’ami de Félix, rejeté par les siens, trouve sa voie en dehors des sentiers battus, alors que Rose fait de son existence un hymne permanent à la joie.

Ces cinq personnages aussi atypiques qu’attachants, passant du rire aux larmes, de l’abattement à l’espoir le plus fou, nous plongent dans une réflexion intense sur ce droit inaliénable qu’est le bonheur.

Mon avis :

Bon, c’est le coeur lourd que j’écris cette chronique, car je vous avoue que mon coeur s’est arrêté à la première nouvelle qui m’a totalement bouleversée, mise en colère… et j’en passe. C’est donc l’histoire de Chicha, un petit chat dont la vie ne commence pas forcément très bien, et dont les déboires ne s’arrêtent pas. Et je vous avoue que je me suis mise à la place de sa maîtresse et ça m’a beaucoup attristée et énervée.

Bref, après la lecture de cette première nouvelle le poids sur mon coeur est resté et je n’ai pas pu m’en détacher lors de la lecture des suivantes. Ce qui fait que tout l’espoir et le bonheur ayant pu être ressentit par les autres personnages m’est complètement passé au travers.

A part ça, ce sont des nouvelles très bien écrites, qui se lisent très rapidement. Les histoires sont variées et les personnages intéressants et plutôt bien développés à mon goût.

Finalement, je ne sais pas quoi penser de la place de la première nouvelle qui m’a vraiment trop bouleversée pour parvenir à m’ancrer aux autres. Mais placée en dernier elle ne laisse pas de place à la touche positive de la dernière.

En bref, c’est un ouvrage que je recommande, accompagné d’un paquet de mouchoirs !

[Chronique] Quatre morts et un papillon – Valérie Allam

[Chronique] Quatre morts et un papillon – Valérie Allam

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente ma dernière lecture : « Quatre morts et un papillon » par Valérie Allam. Je tiens à remercier les Editions du Caïman pour cette nouvelle collaboration, comme toujours d’excellente qualité !

Résumé :

Quatre femmes. Elles ne se connaissent pas. Elles ont tout perdu. Chacune à sa manière tentera de sauver ce qui peut l’être sans se douter que leur rencontre scellera leur destin.

Quatre morts et un papillon est un conte moderne et noir, entre rêve et réalité d’une société dont les pièges pourraient se refermer sur chacun d’entre nous.

Mon avis :

Contrairement à la grande majorité de mes lectures actuelles, je n’ai eu aucun mal à me projeter. Je me suis laissée happer par l’histoire dès les premières ligne, ce qui, il faut le dire, est vraiment un exploit. L’écriture est très douce, malgré la dureté de l’histoire.

Nous suivons dans ce roman quatre femmes : Magali, Loubna, Johanna et Chloé. Toutes ont vu leur vie s’effondrer d’une manière ou d’une autres, toutes ont une histoire très touchante à nous raconter. Et surtout, on voudrait que tout puisse s’arranger pour chacune d’entre elles.

Ces quatre histoires sont entremêlées dans le récit, on n’a clairement pas le temps de s’ennuyer, tout nous tient en haleine, on veut savoir si leur futur va finalement leur sourire, si elles vont s’en sortir. Petit à petit, ces quatre voix finissent pas se retrouver, et c’est là qu’est la beauté de ce roman. Les différentes histoires finissent par n’en former plus qu’une

Les personnages sont extrêmement touchants, et on ne tarde pas à s’imaginer de quelle manière nous aussi, nous pourrions nous retrouver si facilement autant en détresse que ces femmes. Il suffit de pas grand chose pour se retrouver du mauvais côté de la pente, et c’est ce qui les rend d’autant plus attachantes, ce sont des madames tout le monde. Elles étaient juste là au mauvais endroit au mauvais moment.

J’ai adoré l’écriture, l’histoire, j’ai voulu savoir jusqu’au bout, où cela me mènerait, et je n’ai pas été déçue. J’ai été surprise jusqu’à la fin. Ce roman a pour moi été un réel coup de coeur, à tel point que je peine à trouver les mots pour en parler.

Si vous aimez les contes pour adultes, les histoires sombres mais pleines d’espoir, franchement, foncez.

[Chronique] Evidence – Jennifer Mallefille-Lafourcade

[Chronique] Evidence – Jennifer Mallefille-Lafourcade

Bonjour !

Il y a quelques temps j’ai eu la joie de recevoir ce roman « Evidence » de Jennifer Mallefille-Lafourcade, publié aux éditions Maïa. Voici donc mon retour sur cet ouvrage.

Résumé :

Alicia est une jeune femme décidée et déterminée. Elle connait son destin qui est celui de la musique, de sa passion profonde pour le rock et l’esprit de liberté qui s’en dégage. Elle est consciente qu’elle seule a les capacités d’écrire son destin, elle croit en la loi de l’attraction.

Chaque moment de sa vie se traverse sur différents morceaux musicaux. Elle écoute, se nourrit et s’inspire des plus grands chanteurs et poètes français.

Le feu habite sa vie amoureuse. Elle ne connaît pas la demi-mesure, tout doit être vécu avec la plus grande intensité.

Elle s’intéresse également à son histoire familiale et va découvrir un passé enfoui dans le grenier de la maison de son père.

Sa maturité et l’éveil spirituel l’accompagnent pour faire face à la brutalité de certains événements douloureux qu’elle va vivre.

Alicia écrit sa vie dans les moindres détails pour ne jamais rien oublier.

Mon avis :

C’est un roman écrit sous la forme d’un journal intime, avec des dates, des titres pour nous y retrouver plus facilement, et séparer les différents événements. On y suit Alicia, une jeune fille musicienne bien déterminer à faire de sa passion son gagne pain. On retrouve également très régulièrement dans son récit Etienne, un personnage absolument détestable, dont Alicia est éperdument amoureuse. Et franchement, c’est la première chose qui m’a empêché d’accrocher à cette histoire et de m’attacher à cette jeune fille : je l’ai trouvée stupide. J’ai détester sa manière d’être avec ce garçon qui n’a vraiment rien pour lui : il n’est ni sympathique, ni très malin. Il est violent, dans ses geste et surtout dans ses paroles, et très arrogant. Tout ça fait que j’ai eu du mal avec ce début d’histoire dont je ne comprennais pas vraiment le sens, ni la finalité.

En revanche, j’ai apprécié la présence des nombreux textes de chansons intégrés dans le roman qui lui ont donné plus d’ancrage dans la réalité.

Puis petit à petit, les différents événements se déroulant, j’ai voulu en savoir plus, j’ai voulu connaître le sort de cette jeune fille, à qui finalement la vie ne sourit pas tant que ça.

J’ai beaucoup aimé la seconde partie, qui, sans spoiler, rend un bel hommage à l’Histoire avec un grand H. (Je n’en dis pas trop, il faudra vous procurer le livre si vous voulez en apprendre un peu plus !)

Le roman se termine sur une touche plutôt poétique et spirituelle, ce que j’ai beaucoup apprécié.

L’auteur a une belle plume, très agréable à lire. Elle a très bien su se glisser dans la peau de ses personnages, faire ressortir les émotions, les douleurs, les dilemmes…

Bref, j’ai passé un bon moment, c’est un roman qui se lit plutôt vite et que je vous recommande.

[Chronique] Du tonus dans les pattes – Marie Tibi/Luca Tambasco

[Chronique] Du tonus dans les pattes – Marie Tibi/Luca Tambasco

Bonjour bonjour !

C’est à nouveau un album jeunesse par Rêves bleus, la ligne jeunesse des éditions d’Orbstier que je vous présente. Je remercie infiniment la maison d’édition pour son deuxième envoi. J’ai fait de très belles découvertes, et j’espère ne pas m’arrêter là !

Voici « Du tonus dans les pattes », écrit par Marie Tibi, et magnifiquement illustré par Luca Tambasco.

Résumé :

Voici des animaux sportifs, plein de mérite, dans des situations comiques et décalées.
Ils vont vous présenter un spectacle insolite Du tonus dans les pattes, c’est leur spécialité.
Pour gagner des médailles, ils sont prêts nos champions à battre des records et à se surpasser.
Chacun dans son domaine, pour la compétition. Venez vite les voir, vous serez épatés !
Préparez-vous à lire une histoire énergique, des sports de haut niveau, vous allez découvrir.
Venus du monde entier, ils vont bien vous faire rire, en route pour célébrer les jeux zoolympiques !

Mon avis :

Et si les animaux, eux aussi, organisaient des jeux Olympiques ?

C’est à travers ce magnifique album jeunesse que nous découvrons comment cela pourrait se passer, et croyez-moi, ce n’est pas quelque chose que l’on veut rater !

En tant que maîtresse, je n’ai pas pu m’empêcher de m’émerveiller devant la quantité d’animaux en tous genres à faire découvrir aux enfants. Il y en a pour tous les goûts : insectes, animaux marins, de la savane, d’asie, du grand froid ou bien de nos campagnes. C’est un véritable bestiaire très inspirant !

Chaque double page nous présente une épreuve, un sport différent, pratiqué par les animaux les plus à l’aise dans ce domaine : le lapin, et guépard et l’autruche font une course, le gorille, l’éléphant et un coléoptère soulèvent de la fonte, les pingouins de la glisse… et bien d’autres surprises que je vous laisse découvrir !

Chaque épreuve nous est présentée sous la forme d’un petit texte plein de jolies rimes très agréables à lire, et surtout pouvant initier les enfants à la découverte de la poésie, les habituer à repérer les rimes. Ce texte très mélodieux n’en est que plus agréable à lire.

Les illustrations sont toutes plus jolies les unes que les autres, très colorées. C’est un style que j’apprécie particulièrement ! Je vous partage quelques-unes de mes images préférées. Le reste sera à découvrir dans l’album ! 😉

[Chronique] Des ours dans la maison – Olivier Dupin/Toni Demuro

[Chronique] Des ours dans la maison – Olivier Dupin/Toni Demuro

Hello !

Aujourd’hui j’ai choisi de vous présenter « Des ours dans la maison », d’Olivier Dupin et Toni Demuro, publié aux éditions Rêves Bleus, que je souhaite remercier pour l’envoi !

Résumé :

Il était là, posé sur l’étagère, un joli sifflet rouge. Pas le droit d’y toucher a dit Maman, c’est pour les grands. Papa, lui, peut jouer avec, et quand il souffle dedans, ça fait venir les ours ! Le problème avec les ours, c’est qu’ils sont sympas au début mais au bout d’un moment, ils ne sont pas toujours marrants…

Mon avis :

Pour commencer, c’est un très bel objet livre qui m’est arrivé entre les mains. La couverture est absolument magnifique. Je trouve d’ailleurs toutes les couvertures de cette maison d’éditions absolument magnifiques. Le travail réalisé est fou. Un vrai plaisir pour les yeux.

Les illustrations à l’intérieur ne sont pas comme nous avons l’habitude de les voir dans un album jeunesse. Je les trouve moins douce (même si très réussies, cela va sans dire). Mais il faut dire que l’histoire en elle même n’est pas très douce.

En effet, c’est un livre qui traite de l’alcoolisme, et plus particulièrement de son impact sur la famille. On suit donc un petit garçon qui semble avoir une imagination débordante, nourrie par les mots de la mère qui fait tout pour rassurer son fils sur l’attitude de son père. Je trouve cette métaphore des trois ours très réussie. C’est très touchant de se retrouver dans la peau de ce petit garçon qui aime tant son père mais qui trouve ces ours bien envahissants.

C’est une très belle histoire qui peut rendre service à plus d’un parent dans cette situation, mais que j’ai du mal à imaginer pouvoir être lue à des enfants qui ne le vivent pas.

Pour moi c’était une lecture très agréable et extrêmement touchante, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme en tournant la dernière page. Il est également important de préciser que pour chaque achat de cet album, 1€ est reversé à l’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, en soutien aux enfants victimes de cette situation. Si vous hésitiez… 😉

[Chronique] « Arcadia » (Tome 1 – Le rêve de Vanessa) – Cécile Soler

[Chronique] « Arcadia » (Tome 1 – Le rêve de Vanessa) – Cécile Soler

Bonjour !

Cela fait assez longtemps que je n’ai pas posté, et pour cause, je n’avais plus du tout le temps de lire, ni l’envie. Mais aujourd’hui, la volonté m’est revenue, et me voici avec un service presse jeunesse : le premier tome de la série « Arcadia » : « Le rêve de Vanessa », écrit par Cécile Soler que je remercie pour son envoi, et surtout sa confiance.

Résumé :

Vanessa n’a qu’une idée en tête : devenir championne de patinage artistique. Son entraineur, Madame Letourneur, lui a proposé de passer le concours d’entrée à Arcadia, l’académie dont elle rêve. Mais ses parents voient sa passion d’un très mauvais oeil. Réussira-t-elle à es convaincre que la glace est toute sa vie ?

Mon avis :

C’est un petit roman d’une centaine de pages, présenté et écrit comme un journal intime. J’ai trouvé la plume convaincante, l’autrice ayant tout à fait réussi à se glisser dans la peau de la petite Vanessa.

On nous laisse dès le début une petite note pour prévenir que le vocabulaire du patinage artistique est expliqué p111. C’est une bonne chose pour la compréhension de l’enfant. Cependant le fait que tous les mots soient répertoriés à la fin du livre dans un lexique est – selon moi – dommage. Lorsque l’on tombe sur un mot expliqué, il faut changer de page, puis revenir à la lecture… Surtout quand on a 9 ou 10 ans, ça peut facilement faire perdre le fil de l’histoire.

On s’attache très rapidement au personnage principal. Un enfant, ou pré-ado, s’identifiera assez facilement à Vanessa, incomprise par ses parents, qui ne veulent qu’une seule chose : sa réussite scolaire. C’est un livre qui parlera à la majeure partie des 10-15 ans.

Bien entendu, les parents de Vanessa ont l’air odieux comme jamais. Absolument absents de la vie de leur fille, à part pour lui rappeler trop souvent qu’elle doit toujours plus travailler à l’école, malgré ses bons résultats.

C’est ici un roman qui encourage le lecteur à poursuivre ses rêves, et surtout à se battre pour : on n’a rien sans rien. Pour moi en revanche, il est dommage qu’il ai fallu l’intervention une personne extérieure au foyer familial, comme si tous les efforts de Vanessa avaient finalement été inutiles.

Malgré ça, c’est un très joli livre, adapté aux jeunes, motivant, et vraiment agréable à lire. J’ai passé un bon moment !

[Chronique] Le rêve de Chat Taigne – Colline Hoarau

[Chronique] Le rêve de Chat Taigne – Colline Hoarau

Bonjour ! Aujourd’hui je vous présente un petit album jeunesse, « Le rêve de Chat Taigne », écrit par Colline Hoarau (que je remercie infiniment pour l’envoi), illustré par Ben Renaut, et publié aux éditions évidence.

Résumé :

Chat Taigne est le compagnon quotidien de Clémentine. Heureusement qu’il est là lorsque Colin, le marin, s’en va de par les océans.
Chat Taigne rêve en secret, en observant chaque jour les enfants passer devant la fenêtre. Son souhait est de les accompagner à l’école.
Pourra-t-il réaliser son rêve ? Que vont devenir ses maîtres ? Restera-t-il seul ? Chat Taigne n’a pas fini de nous étonner !

Mon avis :

Bon, pour commencer on va parler de l’objet livre, qui est absolument craquant la couverture est toute douce au toucher, et toute simple mais tellement mignonne ! Bon, il faut dire que le petit matou m’a tout de suite fait penser à mon chat, alors c’était pas difficile de me faire chavirer !

C’est un album qui se lit à partir de 6 ans, et surtout qui est adapté aux lecteurs dyslexiques, ce que je trouve absolument génial, en tant que maîtresse !

L’histoire est très belle, et la plume très douce. On y retrouve beaucoup de rimes, de jeu de mots intéressants à voir avec les enfants. Bon, certains mots nécessitent d’être vus plutôt qu’entendus, comme dans la phrase « Ecrit-on « esquimau » ou « eskimo » ? » et malheureusement c’est quelque chose de difficile à faire passer à toute une classe lors d’une lecture offerte, mais peut-être que l’on peut s’adapter, par exemple en écrivant les deux mots au tableau, en faisant réagir les élèves.

Les illustrations sont absolument adorables, très simples mais très jolies. Il n’y en a pas trop, voir parfois pas du tout sur certaines doubles pages. J’ai trouvé cela dommage au départ, mais finalement, ça permet à l’enfant de se concentrer sur le texte, mais également de sortir tout doucement de l’album jeunesse pour se diriger petit à petit vers une lecture pour les plus « grands ».

Petit bémol pour moi tout de même, je n’ai pas spécialement aimé la « morale » de l’histoire. Ou alors je ne l’ai pas prise comme il fallait la prendre. Pour moi elle n’a pas spécialement de sens, à part pour dire « l’école c’est bien ».

Enfin, c’est une histoire mignonne, une lecture plaisir et légère pour nos petits. On a quand même envie de suivre Chat Taigne dans d’autres aventures un peu plus palpitantes !

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un polar envoyé par les éditions French Pulp que je remercie infiniment pour leur gentillesse et leur confiance ! Je vous parle donc aujourd’hui de L’amour et la folie, le premier tome des enquêtes de Jean de la Fontaine, écrit par Philippe Collas.

Résumé :

Tout le monde croit connaître Jean de la Fontaine, mais sait-on que le poète avait l’étoffe d’un formidable détective ? Que sa charge de maître des eaux et forêts l’amena à démêler les plus délicates enquêtes policières sur les seigneuries de l’Aisne, où il exerçait ? Que ce fut là qu’il trouva la matière même de ses fables ?

Dans sa chambre verrouillée à double tour, on retrouve le corps sans vie du marquis de Sorel. Sur les lieux, nulle trace de lutte, nulle arme ; sur le corps, aucune blessure apparente… Défaisant un à un les fils d’une toile invisible, Jean de la Fontaine va remonter la piste du prédateur secrètement tapi dans l’ombre du château de Sorel…

Mon avis :

C’est une histoire qui a d’abord été publiée en 2004 sous le titre Le château et l’araignée. Je dois avouer que je suis très loin d’être une adepte des grands classiques de la littérature Française, et que la plume « à l’ancienne » de l’auteur ne m’a pas du tout aidée à me plonger dans ce roman, dont j’attendais pourtant beaucoup de choses. J’ai malgré tout persévéré et ai suivi l’enquête de notre cher Jean de la Fontaine avec beaucoup de curiosité.

Bien entendu, qui n’a jamais lu des fables de la Fontaine ? Nous avons tous un certain attachement pour le poète qui a bercé notre enfance, notre scolarité, qui nous a parfois donné goût à la poésie, à la récitation. Qui n’a pas en tête au moins une de ses fables les plus fameuses ? C’est cette grande nostalgie qui m’a poussée à la lecture de ce roman. J’ai trouvé l’idée très amusante, et très originale, de faire d’un auteur de grands classiques un détective en herbe. En herbe, certes, mais à l’observation pourtant bien entrainée.

C’est avec plaisir que nous le suivons, et que nous nous faisons spectateurs de son enquête, de ses observations de ses questionnements et « interrogatoires ». L’enquête est elle-même très bien menée et le suspens quant au coupable reste présent, tout en partageant sa place avec l’humour et les scènes de conflits au sein du château.

Les dialogues sont également extrêmement bien écrits et plaisants à lire, les protagonistes sont tous bien pensés et bien amenés, l’écriture est un vrai délice.

Malgré tout le bien que je pense de ce roman je pense que je ne l’ai pas encore apprécié à sa juste valeur, il n’est pas tombé au bon moment, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Maintenant que je sais à quoi m’en tenir, je suis persuadée que je prendrai beaucoup plus de plaisir à en lire la suite, lorsqu’elle sortira aux éditions French Pulp !

En tout cas, c’est un polar que je vous conseille très très fortement !

 

[Chronique] Petits contes pour monstres gentils – Christophe Amblard

[Chronique] Petits contes pour monstres gentils – Christophe Amblard

Bonjour !

Aujourd’hui je vous parle d’un petit album jeunesse très gentiment envoyé par les éditions Yakabooks : Petits contes pour monstres gentils, écrit par Christophe Amblard et illustré par Nicolas Léonard. Je remercie Lucie Brasseur pour l’envoi de ce petit livre ! Si vous ne connaissez pas encore les éditions Yakabooks, je vous conseille cet article.

Résumé :

Plus question de trouille ! Les monstres gentils débarquent.
11 petits contes poétiques et rigolos où monstres poilus, biscornus ou tordus jouent dans les placards, chatouillent les doigts de pieds et s’entortillent dans les chaussettes de laine.

Mon avis :

Nombreux sont les enfants qui ont peur du monstre du placard, ou bien du monstre sous le lit. Combien se sont cachés sous leur couette lorsque leurs parents ont éteint la lumière ? C’est à travers de jolis textes que l’auteur dédramatise l’idée du monstre. Il est parfois un peu bête, un peu maladroit, ou bien très gentil. Bref, il ne mange pas les enfants !

J’ai trouvé les textes très poétiques, et bien adaptés aux enfants. Chaque double page nous raconte donc l’histoire d’un monstre. Ils sont tous bien différents, et sont tous plutôt loufoques et rigolos. Les textes sont très courts, ils font une dizaine de lignes. Justement, je pense que lorsqu’il s’agit de lire cet album à un enfant, il est préférable de ne pas tout lire à la suite. Peut-être de lui présenter un monstre par jour, car j’imagine très bien à quel point cela peut être déroutant de changer d’histoire et de personnage si rapidement.

En maternelle, cet album peut constituer un très bon point de départ, ou en tout cas un très bon atout, pour une période sur les monstres. Il y a plein de chose à faire à partir de ce livre : réinventer des monstres, les dessins, les textes, ou bien faire des marionnettes de ceux qui existent déjà et imaginer des dialogues entre eux… bref, des tas de choses super intéressantes ! J’ai presque envie d’en faire une séquence à poster ici, si ça peut vous intéresser !

En ce qui concerne les illustrations, elles sont très mignonnes et toutes simples. Un très bon point : elles rendent les monstres plutôt attachants, et ne les montrent pas du tout comme des bêtes terrifiantes !

En conclusion, c’est un album que je recommande aux parents, mais aussi aux enseignants !

[Chronique] La nuit des blouses grises – Jean Contrucci

[Chronique] La nuit des blouses grises – Jean Contrucci

Hello !

Aujourd’hui je vous parle d’un roman policier écrit par Jean Contrucci : « La nuit des blouses grises ». Et tout d’abord, je tiens à remercier les éditions JC Lattès pour leur confiance, et ce service presse qu’ils m’ont envoyé.

Résumé :

Dans la nuit du 18 février 1910 – alors qu’il approche de Marseille-Saint-Charles -, le train 4774 est brutalement stoppé. Aussitôt, des hommes armés, habillés avec la blouse grise des conducteurs de troupeaux aux abattoirs, le prennent d’assaut. A bord du wagon financier, cent vingt kilos d’or, des pierres précieuses et des bijoux.

Ce hold-up à l’américaine est une première en France. Voilà de quoi mettre en effervescence le fameux Evêché, sur lequel règne le commissaire Eugène Baruteau, et lancer sur la piste des fuyards son neveu Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal.

Commence une course contre la montre pour empêcher la bande de quitter la ville avec son butin. Nos héros risquent de voir la mort de près, car il y a un cerveau derrière ce coup fumant si bien préparé, et il déteste qu’on se mette en travers de sa route…

Mon avis :

C’est avec ce tome que je découvre la saga « Les nouveaux mystères de Marseille » qui débute en 2002. Jean Contrucci est un journaliste Marseillais et ça se sent. Il parvient à travers ses écrits à transmettre tout l’amour et toute la passion qu’il a pour cette grande ville chargée d’histoire et de mystère. A travers son livre, très documenté, cela se sent, on y découvre une histoire, une ville, un dialecte.

Le dialecte, justement, parlons-en. Au début il fait un peu forcé, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’aurais jamais été à Marseille. Et puis finalement, il fait partie de ces petites choses qui font que l’on est happé par le roman, que l’on s’y croirait vraiment. C’est pour moi un des points forts du livre.

On découvre dans ce roman des personnages sympathiques, que ce soit notre héro, le journaliste Raoul Signoret, ou bien sa femme, ainsi que son oncle, le commissaire Baruteau. Personnages que l’on est ravis de suivre dans cette histoire, et que je serais personnellement ravie de trouver à nouveau dans les précédents ouvrages de Jean Contrucci.

C’est avec mon oeil nouveau que je découvre non seulement la belle plume de l’auteur, mais également sa minutieuse rigueur dans sa documentation, que ce soit sur la ville, mais aussi sur tous les éléments de ce roman, comme par exemple ce qui concerne le train, mais aussi et surtout sur l’aspect historique, puisque l’histoire se déroule au début des années 1900 et tout ce que cela implique pour la ville de Marseille.

Une intrigue chargée de rebondissements, une belle découverte pour moi, c’est un roman que je conseille fortement !