Littérature,  Policier

[Chronique] Les leurres de l’Ephémère – Ange Beuque

Hello !
Aujourd’hui je vous parle d’une nouvelle : Les leurres de l’Ephémère d’Ange Beuque, que je remercie pour son envoi. Il est publié aux éditions Ex Aequo et a été lauréat du Prix Zadig 2019 de la nouvelle policière.

Résumé :

L’émotion est vive lorsqu’on retrouve un collégien pendu à la grille de son établissement. L’enquête s’annonce d’autant plus délicate qu’il faudra composer avec une technologie réfractaire, des indices programmés pour disparaître et un univers adolescent propice aux secrets, à l’omerta et aux cruautés dissimulées. Et qu’en est-il de ce mystérieux challenge qui fait fureur sur les réseaux, et dont l’initiateur semble s’être volatilisé ?

Mon Avis :

Je suis restée complètement bouche bée devant cette nouvelle qui m’a happée du début à la fin. L’avantage d’un format court est que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le lecteur est tenu en haleine du début à la fin.

A l’heure où les téléphones prennent une place très importante dans nos vies, il est très important de sensibiliser les adolescents aux dangers des réseaux sociaux. A un certain âge il est très important de plaire, d’être populaire (ou au moins pas rejeté…), la course aux likes démarre, et c’est à qui fera le challenge le plus stupide, voire le plus risqué. On est tous passés, adolescents, par une phase où nous voulions absolument être acceptés par le plus grand nombre, et parfois au détriment de notre bien être.

C’est un monde que les adultes ne comprennent pas forcément, et c’est d’autant plus dangereux pour les adolescents car les parents ne remarquent pas forcément les signes de détresse.

Dans cette nouvelle, cette critique des dangers des réseaux sociaux est doublée d’une enquête très intéressante, puisque malheureusement, un challenge d’ado à engendré la mort de l’un d’entre eux. On se pose alors la question : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour nous faire accepter des autres ? Et pourquoi les adolescents qui remarquent les dangers, qui ne participent pas, n’osent-ils malgré tout pas parler ?

J’ai apprécié suivre les pensées d’Audrey, l’enquêtrice. La plûme de l’auteur est aiguisée et on sent bien qu’il sait de quel monde il parle. Ange Beuque est professeur des écoles et j’imagine qu’il est particulièrement touché par ce phénomène de challenges toujours plus poussés des réseaux sociaux, doublés bien souvent de harcèlement.

Bref, j’ai passé un très bon moment et je trouve que c’est un livre qui peut être mis dans les mains de collégiens (et plus, bien évidement), qui peut permettre je l’espère de les sensibiliser à cette problématique.

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