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[Chronique] Le garçon sorcière – Molly Knox Ostertag

Le garçon sorcière

Quatrième de couverture :

Dans la famille d’Aster, 13 ans, toutes les filles sont élevées pour devenir des sorcières, tandis que les garçons sont appelés à devenir métamorphes. Toute personne qui ose violer ces règles est bannie. Malheureusement pour Aster, il n’a pas encore trouvé sa forme… et il est toujours fasciné par la sorcellerie. Peu importe si c’est interdit…

Lorsqu’un mystérieux danger menace les autres garçons, Aster sait qu’il peut les aider… grâce à ses talents de sorcier. Il y sera encouragé par une nouvelle amie, Charlie, dépourvue de magie et anti-conformiste, qui va le convaincre d’utiliser ses talents. Et il va devoir se montrer encore plus courageux pour sauver sa famille… et trouver qui il est réellement.

Après lecture :

Merci aux éditions Kinaye pour cet envoi et leur confiance renouvelée !

Premièrement il faut dire que j’ai carrément craqué sur la couverture, comme souvent avec les éditions Kinaye. Elle est très colorée, brillante à certains endroits, bref, un régal pour les yeux !

Les dessins sont aussi très sympas, assez simples, mais également très colorés, cela fonctionne très bien. J’ai apprécié aussi que le cadre de la bande dessinée passe du noir au blanc en fonction de l’heure à laquelle se passe l’action, cela la rend beaucoup plus immersive.

Le scénario n’est pas commun, personnellement je n’aurais jamais imaginé une histoire où la magie se différencie entre les genres (si ça existe déjà corrigez moi :D), et finalement c’est une parfaite critique des inégalités de genres de notre époque. Pour une bande dessinée l’histoire est particulièrement bien développée, d’autant qu’il est prévu qu’elle s’étale sur trois tomes (le second sort au mois de juillet)

J’ai trouvé Aster particulièrement attachant. C’est un jeune garçon sensible et à la fois très combatif. Il est différents, il sait qu’il doit ce cacher, qu’il fait quelque chose qui n’est pas accepté dans sa culture, et pourtant il sait au fond de lui que c’est la bonne chose à faire et ce qui lui convient. C’est donc une histoire d’acceptation de soi, de volonté, de ne surtout pas s’arrêter à ce que les autres peuvent penser, mais de foncer, de faire ce qui nous intéresse et de suivre son instinct.

Mais c’est aussi une histoire d’ouverture à l’autre, d’acceptation et de respect de l’autre. Aster se cache de sa famille car il se sent différent et il sait qu’il ne serait pas accepté tel qu’il est. Evidement on peut faire le lien avec la société actuelle et les enfants rejetés par leur parents pour leurs « différences ». Et pourtant « Le garçon sorcière » est le parfait exemple pour montrer que la différence est ce qui fait notre plus grande force, c’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, et c’est ce qui nous aide à avancer.

Rajoutez à cela la naissance d’une belle histoire d’amitié avec Charlie, un personnage que l’on aime au premier regard, de la magie, et des monstres, et vous aurez la recette d’une très belle bande dessinée qui se dévore et qu’on n’a pas envie de laisser !

Le mot de la fin : vivement le second tome !!

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