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Mois : novembre 2018

[Chronique] Des ours dans la maison – Olivier Dupin/Toni Demuro

[Chronique] Des ours dans la maison – Olivier Dupin/Toni Demuro

Hello !

Aujourd’hui j’ai choisi de vous présenter « Des ours dans la maison », d’Olivier Dupin et Toni Demuro, publié aux éditions Rêves Bleus, que je souhaite remercier pour l’envoi !

Résumé :

Il était là, posé sur l’étagère, un joli sifflet rouge. Pas le droit d’y toucher a dit Maman, c’est pour les grands. Papa, lui, peut jouer avec, et quand il souffle dedans, ça fait venir les ours ! Le problème avec les ours, c’est qu’ils sont sympas au début mais au bout d’un moment, ils ne sont pas toujours marrants…

Mon avis :

Pour commencer, c’est un très bel objet livre qui m’est arrivé entre les mains. La couverture est absolument magnifique. Je trouve d’ailleurs toutes les couvertures de cette maison d’éditions absolument magnifiques. Le travail réalisé est fou. Un vrai plaisir pour les yeux.

Les illustrations à l’intérieur ne sont pas comme nous avons l’habitude de les voir dans un album jeunesse. Je les trouve moins douce (même si très réussies, cela va sans dire). Mais il faut dire que l’histoire en elle même n’est pas très douce.

En effet, c’est un livre qui traite de l’alcoolisme, et plus particulièrement de son impact sur la famille. On suit donc un petit garçon qui semble avoir une imagination débordante, nourrie par les mots de la mère qui fait tout pour rassurer son fils sur l’attitude de son père. Je trouve cette métaphore des trois ours très réussie. C’est très touchant de se retrouver dans la peau de ce petit garçon qui aime tant son père mais qui trouve ces ours bien envahissants.

C’est une très belle histoire qui peut rendre service à plus d’un parent dans cette situation, mais que j’ai du mal à imaginer pouvoir être lue à des enfants qui ne le vivent pas.

Pour moi c’était une lecture très agréable et extrêmement touchante, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme en tournant la dernière page. Il est également important de préciser que pour chaque achat de cet album, 1€ est reversé à l’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, en soutien aux enfants victimes de cette situation. Si vous hésitiez… 😉

[Chronique] « Arcadia » (Tome 1 – Le rêve de Vanessa) – Cécile Soler

[Chronique] « Arcadia » (Tome 1 – Le rêve de Vanessa) – Cécile Soler

Bonjour !

Cela fait assez longtemps que je n’ai pas posté, et pour cause, je n’avais plus du tout le temps de lire, ni l’envie. Mais aujourd’hui, la volonté m’est revenue, et me voici avec un service presse jeunesse : le premier tome de la série « Arcadia » : « Le rêve de Vanessa », écrit par Cécile Soler que je remercie pour son envoi, et surtout sa confiance.

Résumé :

Vanessa n’a qu’une idée en tête : devenir championne de patinage artistique. Son entraineur, Madame Letourneur, lui a proposé de passer le concours d’entrée à Arcadia, l’académie dont elle rêve. Mais ses parents voient sa passion d’un très mauvais oeil. Réussira-t-elle à es convaincre que la glace est toute sa vie ?

Mon avis :

C’est un petit roman d’une centaine de pages, présenté et écrit comme un journal intime. J’ai trouvé la plume convaincante, l’autrice ayant tout à fait réussi à se glisser dans la peau de la petite Vanessa.

On nous laisse dès le début une petite note pour prévenir que le vocabulaire du patinage artistique est expliqué p111. C’est une bonne chose pour la compréhension de l’enfant. Cependant le fait que tous les mots soient répertoriés à la fin du livre dans un lexique est – selon moi – dommage. Lorsque l’on tombe sur un mot expliqué, il faut changer de page, puis revenir à la lecture… Surtout quand on a 9 ou 10 ans, ça peut facilement faire perdre le fil de l’histoire.

On s’attache très rapidement au personnage principal. Un enfant, ou pré-ado, s’identifiera assez facilement à Vanessa, incomprise par ses parents, qui ne veulent qu’une seule chose : sa réussite scolaire. C’est un livre qui parlera à la majeure partie des 10-15 ans.

Bien entendu, les parents de Vanessa ont l’air odieux comme jamais. Absolument absents de la vie de leur fille, à part pour lui rappeler trop souvent qu’elle doit toujours plus travailler à l’école, malgré ses bons résultats.

C’est ici un roman qui encourage le lecteur à poursuivre ses rêves, et surtout à se battre pour : on n’a rien sans rien. Pour moi en revanche, il est dommage qu’il ai fallu l’intervention une personne extérieure au foyer familial, comme si tous les efforts de Vanessa avaient finalement été inutiles.

Malgré ça, c’est un très joli livre, adapté aux jeunes, motivant, et vraiment agréable à lire. J’ai passé un bon moment !

[Chronique] Le rêve de Chat Taigne – Colline Hoarau

[Chronique] Le rêve de Chat Taigne – Colline Hoarau

Bonjour ! Aujourd’hui je vous présente un petit album jeunesse, « Le rêve de Chat Taigne », écrit par Colline Hoarau (que je remercie infiniment pour l’envoi), illustré par Ben Renaut, et publié aux éditions évidence.

Résumé :

Chat Taigne est le compagnon quotidien de Clémentine. Heureusement qu’il est là lorsque Colin, le marin, s’en va de par les océans.
Chat Taigne rêve en secret, en observant chaque jour les enfants passer devant la fenêtre. Son souhait est de les accompagner à l’école.
Pourra-t-il réaliser son rêve ? Que vont devenir ses maîtres ? Restera-t-il seul ? Chat Taigne n’a pas fini de nous étonner !

Mon avis :

Bon, pour commencer on va parler de l’objet livre, qui est absolument craquant la couverture est toute douce au toucher, et toute simple mais tellement mignonne ! Bon, il faut dire que le petit matou m’a tout de suite fait penser à mon chat, alors c’était pas difficile de me faire chavirer !

C’est un album qui se lit à partir de 6 ans, et surtout qui est adapté aux lecteurs dyslexiques, ce que je trouve absolument génial, en tant que maîtresse !

L’histoire est très belle, et la plume très douce. On y retrouve beaucoup de rimes, de jeu de mots intéressants à voir avec les enfants. Bon, certains mots nécessitent d’être vus plutôt qu’entendus, comme dans la phrase « Ecrit-on « esquimau » ou « eskimo » ? » et malheureusement c’est quelque chose de difficile à faire passer à toute une classe lors d’une lecture offerte, mais peut-être que l’on peut s’adapter, par exemple en écrivant les deux mots au tableau, en faisant réagir les élèves.

Les illustrations sont absolument adorables, très simples mais très jolies. Il n’y en a pas trop, voir parfois pas du tout sur certaines doubles pages. J’ai trouvé cela dommage au départ, mais finalement, ça permet à l’enfant de se concentrer sur le texte, mais également de sortir tout doucement de l’album jeunesse pour se diriger petit à petit vers une lecture pour les plus « grands ».

Petit bémol pour moi tout de même, je n’ai pas spécialement aimé la « morale » de l’histoire. Ou alors je ne l’ai pas prise comme il fallait la prendre. Pour moi elle n’a pas spécialement de sens, à part pour dire « l’école c’est bien ».

Enfin, c’est une histoire mignonne, une lecture plaisir et légère pour nos petits. On a quand même envie de suivre Chat Taigne dans d’autres aventures un peu plus palpitantes !

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

[Chronique] Les enquêtes de Jean de la Fontaine (Tome 1) – Philippe Collas

Bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un polar envoyé par les éditions French Pulp que je remercie infiniment pour leur gentillesse et leur confiance ! Je vous parle donc aujourd’hui de L’amour et la folie, le premier tome des enquêtes de Jean de la Fontaine, écrit par Philippe Collas.

Résumé :

Tout le monde croit connaître Jean de la Fontaine, mais sait-on que le poète avait l’étoffe d’un formidable détective ? Que sa charge de maître des eaux et forêts l’amena à démêler les plus délicates enquêtes policières sur les seigneuries de l’Aisne, où il exerçait ? Que ce fut là qu’il trouva la matière même de ses fables ?

Dans sa chambre verrouillée à double tour, on retrouve le corps sans vie du marquis de Sorel. Sur les lieux, nulle trace de lutte, nulle arme ; sur le corps, aucune blessure apparente… Défaisant un à un les fils d’une toile invisible, Jean de la Fontaine va remonter la piste du prédateur secrètement tapi dans l’ombre du château de Sorel…

Mon avis :

C’est une histoire qui a d’abord été publiée en 2004 sous le titre Le château et l’araignée. Je dois avouer que je suis très loin d’être une adepte des grands classiques de la littérature Française, et que la plume « à l’ancienne » de l’auteur ne m’a pas du tout aidée à me plonger dans ce roman, dont j’attendais pourtant beaucoup de choses. J’ai malgré tout persévéré et ai suivi l’enquête de notre cher Jean de la Fontaine avec beaucoup de curiosité.

Bien entendu, qui n’a jamais lu des fables de la Fontaine ? Nous avons tous un certain attachement pour le poète qui a bercé notre enfance, notre scolarité, qui nous a parfois donné goût à la poésie, à la récitation. Qui n’a pas en tête au moins une de ses fables les plus fameuses ? C’est cette grande nostalgie qui m’a poussée à la lecture de ce roman. J’ai trouvé l’idée très amusante, et très originale, de faire d’un auteur de grands classiques un détective en herbe. En herbe, certes, mais à l’observation pourtant bien entrainée.

C’est avec plaisir que nous le suivons, et que nous nous faisons spectateurs de son enquête, de ses observations de ses questionnements et « interrogatoires ». L’enquête est elle-même très bien menée et le suspens quant au coupable reste présent, tout en partageant sa place avec l’humour et les scènes de conflits au sein du château.

Les dialogues sont également extrêmement bien écrits et plaisants à lire, les protagonistes sont tous bien pensés et bien amenés, l’écriture est un vrai délice.

Malgré tout le bien que je pense de ce roman je pense que je ne l’ai pas encore apprécié à sa juste valeur, il n’est pas tombé au bon moment, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Maintenant que je sais à quoi m’en tenir, je suis persuadée que je prendrai beaucoup plus de plaisir à en lire la suite, lorsqu’elle sortira aux éditions French Pulp !

En tout cas, c’est un polar que je vous conseille très très fortement !

 

[Chronique] Petits contes pour monstres gentils – Christophe Amblard

[Chronique] Petits contes pour monstres gentils – Christophe Amblard

Bonjour !

Aujourd’hui je vous parle d’un petit album jeunesse très gentiment envoyé par les éditions Yakabooks : Petits contes pour monstres gentils, écrit par Christophe Amblard et illustré par Nicolas Léonard. Je remercie Lucie Brasseur pour l’envoi de ce petit livre ! Si vous ne connaissez pas encore les éditions Yakabooks, je vous conseille cet article.

Résumé :

Plus question de trouille ! Les monstres gentils débarquent.
11 petits contes poétiques et rigolos où monstres poilus, biscornus ou tordus jouent dans les placards, chatouillent les doigts de pieds et s’entortillent dans les chaussettes de laine.

Mon avis :

Nombreux sont les enfants qui ont peur du monstre du placard, ou bien du monstre sous le lit. Combien se sont cachés sous leur couette lorsque leurs parents ont éteint la lumière ? C’est à travers de jolis textes que l’auteur dédramatise l’idée du monstre. Il est parfois un peu bête, un peu maladroit, ou bien très gentil. Bref, il ne mange pas les enfants !

J’ai trouvé les textes très poétiques, et bien adaptés aux enfants. Chaque double page nous raconte donc l’histoire d’un monstre. Ils sont tous bien différents, et sont tous plutôt loufoques et rigolos. Les textes sont très courts, ils font une dizaine de lignes. Justement, je pense que lorsqu’il s’agit de lire cet album à un enfant, il est préférable de ne pas tout lire à la suite. Peut-être de lui présenter un monstre par jour, car j’imagine très bien à quel point cela peut être déroutant de changer d’histoire et de personnage si rapidement.

En maternelle, cet album peut constituer un très bon point de départ, ou en tout cas un très bon atout, pour une période sur les monstres. Il y a plein de chose à faire à partir de ce livre : réinventer des monstres, les dessins, les textes, ou bien faire des marionnettes de ceux qui existent déjà et imaginer des dialogues entre eux… bref, des tas de choses super intéressantes ! J’ai presque envie d’en faire une séquence à poster ici, si ça peut vous intéresser !

En ce qui concerne les illustrations, elles sont très mignonnes et toutes simples. Un très bon point : elles rendent les monstres plutôt attachants, et ne les montrent pas du tout comme des bêtes terrifiantes !

En conclusion, c’est un album que je recommande aux parents, mais aussi aux enseignants !