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Mois : septembre 2017

[Chronique] The first love melt in ultramarine – Yuki Ringo

[Chronique] The first love melt in ultramarine – Yuki Ringo

Bonjour !

Eh oui cela fait longtemps ! Je reviendrai vous parler de ma rentrée sous peu, mais aujourd’hui je ne suis pas là pour ça !

J’écris cet article pour vous parler d’un manga yaoi qui m’a été envoyé par le biais de Livraddict, par les éditions Taifu Comics, que je remercie énormément. Son titre, c’est The first love melt in ultramarine. Il a été créé en 2013 par la mangaka Yuki Ringo.

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En voici le résumé :

 

Suite à une grave blessure à l’épaule, Kengo se voit contraint d’arrêter le baseball. Alors qu’il est totalement déprimé et perdu depuis la perte de sa passion, il fait la rencontre d’un étrange élève dans la salle de musique de son lycée. Yoshioka est en fait un camarade de classe de Kengo, mais pour une mystérieuse raison, il ne suit plus les cours depuis un an. La musique semble être sa seule échappatoire face aux démons de son passé. De son côté, Kengo ne peut rester impassible et décide de rester près de lui. Une lueur d’espoir vient d’apparaître…

Mon avis :

Je suis très tôt devenue amatrice de yaoi et me suis vite rendue compte que l’on retombait très facilement sur le même genre d’histoires. Un jeune homme qui tombe amoureux d’un homme plus vieux que lui, souvent son professeur. Bien entendu je ne fais pas de généralité, mais c’était ce que je finissais toujours par lire.

Plus récemment certains mangas ont eu une visée plus sensibilisatrice pour un public parfois jeune. Je pense au manga Le mari de mon frère, qui m’a beaucoup touché. The first love melt in ultramarine entre pour moi dans la même lignée. Certes il n’est pas comparable, car ce dernier est drastiquement plus dur car il touche à des thèmes sensibles.

On y retrouve de l’homophobie, du viol et du harcèlement. Ce sont des thèmes abordés avec sérieux dans une histoire douce et presque légère. J’apprécient que les yaoi ne se cantonnent plus seulement à une histoire d’amour. Je garde cependant une toute petite réserve sur les scène de viol que l’on peut voir, intégrées là comme des scènes de voyeurisme un peu malsaines.

J’ai trouvé le personnage de Yoshioka attachant, contrairement à Kengo qui, malgré la douceur dont il a pu faire preuve ne m’a pas inspiré beaucoup de sympathie. J’ai trouvé dommage cependant de ne pas en apprendre plus sur eux. Que ce soit les deux personnages principaux, le professeur, les camarades de classe ou les agresseurs, on cherche toujours à en savoir plus.

Pour le reste, la couverture du manga est vraiment très jolie, contrairement aux dessins qui ne le sont pas forcément. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais je me suis parfois perdue dans les bulles, je ne savais plus qui disait quoi. Il manquait un petit quelque chose.

En bref, c’est un manga sympathique, très dur, mais aussi plein de douceur. Je regrette des personnages un peu superficiels, cependant ils sont bien là pour une raison : servir l’histoire qui nous sensibilise face au harcèlement et au viol.

C’est donc un manga auquel je mettrais la note de 8/10 car pour moi cette sensibilisation est plus importante que tout le reste.