[Chronique] La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole

[Chronique] La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole

Je viens de terminer ma lecture du challenge du mois de Juillet (un livre sorti le mois de ma naissance), et par la même occasion ma seconde lecture du challenge de l’été édition 2017 ! Je vous parle donc aujourd’hui de cette lecture quelque peu lourdingue !

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Synopsis :

A trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans. harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre…

Mon avis :

Ce livre a été pour moi une véritable corvée. Je l’ai commencé en me forçant car c’était le seul livre que j’avais qui correspondait à la consigne du mois de juillet pour le challenge. Manque de bol, il était long… si long : 534 pages exactement. J’ai commencé en ne lisant qu’une dizaine de pages par session. Puis j’ai lu que c’était un chef d’oeuvre, qu’il était hilarant et que c’était quand même dommage que l’auteur soit mort sans avoir écrit autre chose.

Je me suis donc dit qu’il allait finir par me plaire, mais ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. J’ai appris à connaître Ignatus et son entourage.

D’abord prise de pitié pour sa mère, j’ai fini par la détester. Elle passe son temps à se plaindre de son fils, le sommer de trouver un travail, jouer la victime : « Oh mon Ignatus me fait tant de mal… »

Ignatus quant à lui est détestable du début à la fin. J’ai souhaité tout au long du livre qu’il lui arrive les pires malheurs. Puis à une vingtaine de pages de la fin il s’est mis à me faire de la peine. Pour finir je l’ai détesté à nouveau. C’est une personne exécrable qui apporte le malheur partout où il passe. Cependant je ne pense pas que tout soit de sa faute. Sa mère a dû tant le chouchouter lorsqu’il était à l’école, parce qu’il était si intelligent, qu’il a dû simplement finir par prendre la grosse tête. Je m’imagine même qu’elle l’a fait se sentir coupable d’être resté parti si longtemps à l’université et que depuis il reste avachi chez elle sans rien faire.

Je fus évidement prise d’une grande sympathie pour le policier Mancuso, le seul personnage à qui l’on a pas envie qu’il arrive des bricoles, et qui, bichette en prend tout le temps pour son grade.

Il y a plusieurs choses que j’ai pu apprécier dans ce bouquin. D’une, les accents sont retranscrits à merveille et cela donne un côté amusant aux dialogues des personnages. J’ai également aimé le fait que plusieurs personnages qui ne se connaissent pas et vivent leur vie chacun de leur côté se retrouvent à avoir le même problème : Ignatus. Finalement tout se lie, et la fin n’est est que plus palpitante.

Evidement les discussions des personnages sont des plus énervantes, ils sont quasiment tous détestables à leur manière.

Je pense que la vraie raison pour laquelle je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture c’est que le fond ne me plaisait pas, ce n’est tout simplement pas vraiment mon type de lecture.

Malgré tout je pense que vous pourrez passer un agréable moment en compagnie de cet anti-héros nommé Ignatus.

2 réactions au sujet de « [Chronique] La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole »

  1. J’avoue que ta chronique ne donne absolument pas envie de lire ce roman! ^^ Pourtant la couverture est sympa (oui il me faut peu de choses pour m’attarder sur un roman :p)
    Déjà que je ne supporte pas les gens qui profitent de leurs parents jusque pas d’âge mais si en plus il est irritable au possible :p

    1. J’achète très souvent les livres pour leur couverture, et j’ai parfois des mauvaises surprises, haha !
      Là je suis très mitigée… mais ce n’est pas mon type de roman 🙂

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